Afrique: La gouvernance de l'eau au coeur des enjeux de paix en Afrique

Luanda — Le ministre d'État et chef de la Maison civile du Président de la République, Dionísio Manuel da Fonseca, a estimé jeudi à Luanda que la gouvernance de l'eau devait constituer un levier stratégique de prévention des conflits, d'intégration régionale et de développement durable des populations africaines.

S'exprimant à l'ouverture de la quatrième édition du Forum panafricain pour la culture de la paix - Biennale de Luanda, lors de son allocution de bienvenue, le responsable angolais a plaidé en faveur de l'élaboration concertée de solutions durables aux défis de la sécurité et du développement sur le continent.

Dionísio Manuel da Fonseca a souligné que la paix constituait un objectif commun aux pays africains, jugeant particulièrement actuel et stratégique le thème retenu pour cette édition : « Renforcer la gouvernance de l'eau en Afrique comme instrument de prévention, de médiation et de résolution des conflits ».

Selon lui, l'eau ne saurait être considérée uniquement comme une ressource naturelle indispensable à la vie, mais également comme un facteur structurant de la sécurité humaine, de l'intégration régionale, du développement économique et de la coexistence pacifique entre les peuples.

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Il a averti que la raréfaction et la pollution des ressources hydriques, conjuguées à l'insuffisance des mécanismes de gestion, de partage et de coopération, étaient susceptibles d'exacerber les tensions sociales et de susciter des différends entre communautés et entre États.

À l'inverse, a-t-il relevé, la confiance mutuelle, la solidarité et la coopération institutionnelle peuvent faire de l'eau un vecteur de rapprochement entre les peuples, d'intégration régionale et de prévention des conflits.

Le ministre d'État a exprimé le souhait que les échanges de la Biennale contribuent au renforcement de la diplomatie de l'eau, à la gestion durable des bassins hydrographiques et à la prévention des tensions liées à l'exploitation des ressources hydriques.

Il a également appelé à la mise en place de mécanismes efficaces de médiation et de règlement pacifique des différends.

Le dirigeant a, en outre, plaidé pour que les réflexions issues de cette rencontre se traduisent par des politiques publiques cohérentes, des investissements structurants, des avancées scientifiques et des innovations technologiques, afin de garantir aux populations africaines un accès plus équitable à l'eau potable et aux services d'assainissement.

La quatrième édition de la Biennale de Luanda rassemble plus d'un millier de participants, dont 400 délégués venus de 62 pays, avec le soutien de 80 partenaires et la participation de trois chefs d'État. Organisé à l'initiative du gouvernement angolais, en partenariat avec l'Union africaine (UA) et l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le forum vise à promouvoir le dialogue, la réflexion et la concertation autour de la culture de la paix et de la non-violence en Afrique.

La rencontre, qui se tient dans la capitale angolaise jusqu'à vendredi, réunit des représentants de gouvernements, d'organisations internationales et de la société civile. Placée sous le thème « Renforcer la gouvernance de l'eau en Afrique comme instrument de prévention, de médiation et de résolution des conflits », cette édition met au cœur des débats les liens entre les ressources hydriques, la paix, la sécurité et le développement durable du continent.

Le programme de la première journée prévoit un dialogue intergénérationnel de haut niveau consacré à la gouvernance inclusive, auquel prennent part des chefs d'État et de gouvernement, de jeunes leaders africains ainsi que des représentants de la diaspora. Cette séquence sera suivie d'un panel consacré à l'eau, à la paix et à la coopération transfrontalière.

L'ordre du jour comprend également des débats sur la diplomatie de l'eau, l'intégration régionale et les mécanismes de prévention et de résolution des conflits, avec la participation de responsables gouvernementaux, de diplomates et d'experts de plusieurs pays africains.

La quatrième édition de la Biennale s'achèvera par l'adoption de la Déclaration de la Biennale de Luanda 2026 et d'un communiqué final conjoint de l'Union africaine, de l'UNESCO et du gouvernement angolais.

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