Et si le véritable secret de la souveraineté économique ivoirienne résidait dans sa capacité à réconcilier deux mondes qui s'ignorent trop souvent : le secteur informel et l'agro-industrie ? C'est la conviction portée par le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), Eugène Aka Aouélé, jeudi 22 octobre, à la conférence sur les perspectives de la transformation en profondeur des principaux produits agricoles de la Côte d'Ivoire.
Cette conférence avait pour thème centrale : « Secteur informel et agro-industrie : articulations pour une transformation structurelle ».
Face aux conseillers de la nation et au ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le président de l'institution consultative a rappelé l'impérieuse nécessité de valoriser le potentiel agricole par la transformation locale.
Il a insisté, notamment sur la portée de cette réflexion en soulignant que « l'enjeu est de mieux relier ces deux univers économiques afin de sécuriser les approvisionnements des entreprises, d'élargir les débouchés des acteurs informels et de renforcer leur participation à la création de richesse. »
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Pour le premier responsable du Cesec, une transition indispensable s'impose pour générer des emplois durables et consolider le tissu productif ivoirien. C'est pourquoi pour porter cette vision, l'institution est allée chercher l'un des technocrates du gouvernement en l'occurrence, le ministre Koné Bruno.
Ancien grand patron du secteur des télécommunications et passé par les arcanes de la construction et du logement, le ministre a été appelé à aborder cette préoccupation avec rigueur et pragmatisme.
Pour mettre le conférencier dans le bain, Eugène Aka Aouélé a rappelé la mission fondamentale de l'assemblée consultative. « Il s'agit pour nous d'avoir des éclairages nécessaires sur les mécanismes permettant de renforcer les complémentarités entre secteur informel et agro-industrie, de lever les obstacles à leur intégration et d'accélérer la transformation de notre potentiel agricole en une richesse davantage valorisée en Côte d'Ivoire », a-t-il tenu à faire remarquer.
Par ailleurs, le président du Cesec estime que la thématique abordée hier rejoint les préoccupations qui guident certains travaux de fond : « la réflexion engagée sur les perspectives de l'économie ivoirienne dans le contexte de l'après-café-cacao ».
Pour lui, cette thématique soulève un enjeu majeur de l'économie ivoirienne : celui de mieux valoriser le potentiel agricole en s'appuyant sur la transformation locale, la création de valeur ajoutée et des emplois.