La route nationale n°2 (RN2), sur l'axe Bukavu-Walungu-Mwenga-Kamituga-Kitutu, est confrontée depuis plusieurs mois à une dégradation avancée qui perturbe fortement la circulation des personnes et des biens. De nombreux bourbiers se sont formés sur plusieurs tronçons, rendant le trafic de plus en plus difficile et provoquant l'immobilisation de nombreux véhicules.
Selon le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance, « Baraza la Raiya », les points les plus critiques se situent notamment à Kibumba, Muzombo, Munzele, Mungombe, Kipori, Kakulu, Kibanda et Bilembo. Dans plusieurs de ces secteurs, des véhicules sont bloqués dans la boue, tandis que d'autres sont tombés en panne ou se sont renversés. Les motocyclistes éprouvent également de grandes difficultés à emprunter cet axe.
Les conséquences se font déjà sentir sur la population de Mwenga et des localités environnantes. L'acheminement des denrées alimentaires, des médicaments, du carburant et des matériaux de construction est fortement perturbé. Cette situation entraîne une hausse du coût de la vie et complique davantage l'accès aux biens de première nécessité.
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Face à cette situation, le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance tire la sonnette d'alarme. Dans une note de plaidoyer adressée, le 29 octobre 2026, aux autorités nationales, cette organisation de la société civile évoque une véritable « crise d'accessibilité » sur cet axe routier stratégique.
Son président national, Romuald Amani Lwamba, estime que l'impraticabilité de la RN2 affecte non seulement l'approvisionnement des populations, mais aussi l'évacuation des malades vers Bukavu ainsi que l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones concernées.
Tout en reconnaissant le contexte sécuritaire difficile que traverse le pays, il appelle le gouvernement à dépêcher d'urgence une mission technique afin d'évaluer l'état de la route et d'identifier des solutions pour sa réhabilitation.
L'organisation propose notamment la mobilisation des engins disponibles sur les sites miniers exploités par des entreprises minières, notamment chinoises, afin de participer aux travaux de remblayage et de traitement des bourbiers. Elle recommande également l'implication des forces de sécurité, y compris les FARDC et les Wazalendo présents dans la zone, pour assurer la protection des équipements et des travailleurs chargés de ces travaux.
Pour « Baraza la Raiya », une intervention rapide des autorités est indispensable pour rétablir la circulation sur cet axe vital reliant plusieurs territoires du Sud-Kivu et éviter une aggravation des difficultés économiques et humanitaires déjà ressenties par les populations locales.