L'Association des petits commerçants du Congo (APCCO) alerte sur la disparition de deux de ses membres depuis le 7 septembre à Kamanyola, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu). Selon cette organisation, les deux hommes auraient été arrêtés par des éléments du M23, devenu Front pour la refondation de la nation (FRN), alors qu'ils transportaient 265 000 dollars destinés à l'achat de marchandises pour le compte de plus de 85 petits commerçants de Salamabila et de ses environs.
Dans une correspondance adressée samedi 31 octobre 2026 au Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH), l'APCCO identifie les deux commerçants comme Rushenge Patient et Bahati Dominique Buhendwa. Ils effectuaient le trajet entre Salamabila et Bukavu lorsqu'ils auraient été interpellés à Kamanyola.
Le président du conseil d'administration de l'association, Bakenge Nfundiko Paulin, affirme qu'aucune information n'a été communiquée sur les raisons de leur arrestation ni sur leur lieu de détention.
Plus de 45 jours sans nouvelles
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L'association affirme être sans nouvelles des deux commerçants depuis plus de 45 jours. Elle s'inquiète également du sort des 265 000 dollars qu'ils transportaient ainsi que de leur moto.
« Jusqu'à présent, nous ne connaissons ni le lieu de détention ni la destination des 265 000 dollars, ainsi que de la moto appartenant à ces deux passagers », déclare Bakenge Nfundiko Paulin.
Selon l'APCCO, cette somme constituait le capital mobilisé par plus de 85 petits commerçants de Salamabila pour l'approvisionnement de leurs activités commerciales.
Face à cette situation, l'association affirme avoir saisi le BCNUDH ainsi que plusieurs organisations de défense des droits humains afin qu'elles interviennent en faveur de la libération des deux commerçants.
Elle demande également la restitution de l'argent et des biens qui leur appartenaient au moment de leur disparition.
« Nous demandons que nos deux membres, détenus par le FRN/M23, soient libérés sans délai et que leurs biens, notamment la somme de 265 000 dollars ainsi que la moto, leur soient restitués », plaide le président de l'APCCO.