Le Soudan annonce avoir saisi le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Union africaine, accusant l'Éthiopie d'autoriser des frappes de drones depuis son territoire. Les autorités soudanaises accusent régulièrement l'Éthiopie de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qu'elles combattent depuis plus de trois ans. Dans un communiqué, dimanche 1eᣴ novembre, le ministère des Affaires étrangères soudanais, accuse Addis-Abeba d'« agression flagrante », ajoutant que le Soudan se réserve le droit de légitime défense.
Selon les autorités soudanaises, plus de 70 attaques de drones - au total 187 drones kamikazes et 82 drones porteurs de munitions - ont été lancées ces huit derniers mois depuis le territoire éthiopien, des frappes attribuées aux forces paramilitaires soudanaises.
Dans un rapport, Khartoum pointe plusieurs sites de lancement de drones tels que l'aéroport d'Asosa, dans l'ouest de l'Éthiopie, la zone frontalière de Kurmuk-Gizen et la base aérienne de Bahir Dar.
Khartoum affirme s'appuyer sur l'examen d'appareils abattus et cite, en exemple, un contrôleur de vol récupéré sur un drone abattu à Ed Damazin, le 20 septembre dernier, et dont l'analyse a révélé que l'engin avait été lancé depuis le territoire éthiopien.
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Les attaques de drones - 28 frappes rien qu'au moins d'octobre - se sont intensifiées ces dernières semaines, indique le rapport.
Ces derniers jours, une douzaine de centrales électriques ont été prises pour cible, provoquant d'importantes coupures d'électricité dans l'est du pays, zone contrôlée par l'armée.
Les autorités soudanaises dénoncent l'utilisation du territoire éthiopien pour lancer des attaques tout en ajoutant qu'il s'agit d'un acte hostile qui place l'Éthiopie en situation de violation du droit international.