La Chine ne se contente plus d'investir en Afrique : elle y déploie aussi sa puissance militaire. Des fusils aux drones armés, des blindés aux systèmes de défense antiaérienne : Pékin fournit désormais aux armées africaines des équipements de plus en plus sophistiqués, notamment au Mali et au Burkina Faso. Mais le continent devient aussi un terrain d'entraînement stratégique pour l'armée chinoise, qui cherche à démontrer sa capacité à intervenir loin de ses frontières.
Des missiles chinois au Burkina Faso, des drones armés en Côte d'Ivoire, des systèmes de défense antiaérienne au Mali : Pékin avance ses pions sur le continent africain. Fini le temps où la Chine vendait surtout des fusils et des blindés. Désormais, elle fournit radars, missiles et équipements de guerre électronique.
Elle profite d'un boulevard : le retrait militaire français du Sahel, les restrictions américaines et une Russie accaparée par sa guerre en Ukraine.
Mais Pékin ne s'arrête pas non plus à la vente d'armes ou d'équipements. En Égypte, six chasseurs chinois ont parcouru 6 000 kilomètres pour s'entraîner face à des Rafale de fabrication française. Une occasion rare de tester leurs capacités face à des appareils occidentaux.
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Depuis sa première base militaire à Djibouti, ouverte en 2017, la Chine multiplie aussi les exercices navals et les déploiements. Objectif : apprendre à faire la guerre loin de chez elle, mais aussi protéger ses investissements et ses ressortissants. Et s'imposer, face aux puissances occidentales, comme un partenaire militaire incontournable.
L'Afrique devient ainsi un marché stratégique, mais aussi un terrain d'entraînement grandeur nature pour l'armée chinoise.