La Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) tire la sonnette d'alarme sur les conditions de détention à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Dans un communiqué publié le 30 octobre et exploité ce lundi 2 novembre par Radio Okapi, l'organisation appelle les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes pour désengorger cet établissement, qu'elle estime fortement surpeuplé.
Selon la FBCP, la prison militaire de Ndolo accueille actuellement plus de 2 600 détenus pour une capacité d'accueil évaluée à 660 places. L'organisation considère que cet établissement devrait être intégré aux mesures de désengorgement carcéral engagées dans le pays, notamment dans le contexte de la suspension des transferts vers la prison centrale de Makala.
Dans son communiqué, l'ONG attire également l'attention sur les situations de Norbert Luyeye, président de l'Union républicaine, et du général Justin Kalekuzi Songambele, détenus respectivement depuis novembre 2024 et mai 2019. Elle affirme par ailleurs que le dossier judiciaire du général aurait disparu des archives de la Cour de cassation.
Des allégations de mauvais traitements lors d'une visite
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
La Fondation dénonce également ce qu'elle présente comme des actes de harcèlement à l'encontre de son président, Emmanuel Adu Cole, lors d'une visite effectuée à la prison militaire de Ndolo.
Selon l'organisation, ce dernier aurait été contraint de mettre fin prématurément à sa visite et son appareil d'enregistrement aurait été confisqué par les agents présents sur place.
Appel à des mesures urgentes
Face à cette situation, la FBCP exhorte le ministre d'État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, à prendre des dispositions visant à réduire la surpopulation carcérale et à garantir le respect des droits des visiteurs, des avocats et des défenseurs des droits humains dans les établissements pénitentiaires.
L'organisation demande enfin la libération de Norbert Luyeye et du général Justin Kalekuzi Songambele, estimant que leurs dossiers devraient être réexaminés conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.