Des conducteurs de camions circulant sur la Route nationale n°1 (RN1), dans le territoire de Lubudi, au Lualaba, dénoncent lundi 2 novembre, des paiements qu'ils estiment abusifs aux différents postes de contrôle installés entre le village Nguba et la cité de Lubudi. Ils affirment devoir verser diverses sommes d'argent pour poursuivre leur trajet.
Selon plusieurs transporteurs, trois barrières sont installées sur ce tronçon de la RN1, un axe reliant notamment Lubudi à Luena, Bukama et Mwene-Ditu, dans l'espace Kasaï. Les camionneurs accusent certains agents affectés à ces postes d'exiger systématiquement de l'argent pour autoriser le passage de leurs véhicules.
D'après les témoignages des conducteurs, plusieurs services publics sont représentés à ces barrières, notamment la Direction générale de migration (DGM), l'Agence nationale de renseignements (ANR), le Bureau 2 des FARDC, la Police de circulation routière (PCR) et la Commission nationale de prévention routière (CNPR).
Les transporteurs affirment que chaque camion doit payer jusqu'à 25 000 francs congolais (11 USD) pour franchir ces postes de contrôle.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Ils dénoncent également des amendes qui seraient réclamées par le parquet secondaire de Lubudi lorsque des passagers voyagent à bord de camions de marchandises. Les montants évoqués varient entre 120 000 francs congolais (environ 52 USD) et 200 000 francs congolais, (environ 86 UDS).
L'administrateur promet des mesures
Contacté face à ces dénonciations, l'administrateur du territoire de Lubudi estime que la présence des barrières se justifie par des impératifs de sécurité et de contrôle sur cet axe routier.
Il reconnaît cependant l'existence de comportements assimilables à des tracasseries de la part de certains agents. Pour y remédier, il annonce la convocation prochaine d'une réunion du comité local de sécurité afin d'examiner les dénonciations et de prendre des mesures contre les abus signalés.
La RN1 constitue l'une des principales voies d'approvisionnement entre le Lualaba, le Haut-Lomami et l'espace Kasaï. Les transporteurs estiment que les paiements informels exigés aux barrières augmentent les coûts du transport. Une situation qui, selon eux, peut également se répercuter sur les prix des marchandises acheminées vers plusieurs provinces du pays.