Les deux centres de traitement d'Ebola (CTE) de Beni, au Nord-Kivu, ont atteint et dépassé leurs capacités d'accueil depuis plusieurs jours en raison de l'augmentation des cas confirmés et suspects de la maladie. Selon les responsables de la riposte, qui se sont exprimés lundi 2 novembre, près de 80 patients sont actuellement pris en charge, parmi lesquels une dizaine d'enfants âgés de neuf mois à douze ans, dont plusieurs élèves.
Les responsables sanitaires indiquent que les infrastructures de prise en charge reçoivent non seulement les malades de la zone de santé de Beni, mais également ceux provenant des zones voisines de Mutwanga, Oïcha, Kalunguta et Mabalako.
Cette situation exerce une forte pression sur les deux centres de traitement d'Ebola de la ville.
« Nous avons largement dépassé les différentes capacités d'accueil dans nos structures de prise en charge à Beni. Initialement, nous étions dans une capacité d'environ 60 lits dans les deux centres de traitement Ebola », explique le docteur Jérémie Muhindo, président de la commission de prise en charge de la riposte contre Ebola à Beni.
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Face à cet afflux de patients, le gouvernement et ses partenaires envisagent plusieurs mesures pour améliorer la prise en charge.
Dr Jérémie Muhindo précise que des travaux d'extension des structures existantes sont en préparation, et que d'autres centres pourraient être construits afin d'augmenter le nombre de lits disponibles.
« Le gouvernement travaille avec ses partenaires pour accroître les différentes capacités d'accueil et construire d'autres structures de prise en charge ».
Une dizaine d'enfants infectés, dont plusieurs élèves
Parallèlement à la saturation des centres, les équipes médicales signalent une présence croissante d'enfants parmi les patients.
D'après les données disponibles, une dizaine d'enfants âgés de neuf mois à douze ans figurent parmi les quelque 80 cas confirmés actuellement hospitalisés dans les centres de traitement d'Ebola à Beni. Plusieurs d'entre eux sont scolarisés dans des établissements de la ville.
« Nous notifions actuellement des cas d'élèves qui développent la maladie. Mais la question que nous devons tous nous poser est de savoir s'ils se contaminent à l'école ou à la maison », indique le docteur Jérémie Muhindo.
La présence d'élèves parmi les malades suscite des préoccupations chez certains parents et responsables d'établissements scolaires.
Les autorités sanitaires appellent les écoles à renforcer les dispositifs de prévention et de surveillance afin de limiter les risques de propagation du virus.
Selon les responsables de la riposte, l'identification et le suivi des contacts demeurent essentiels pour empêcher l'apparition de nouveaux foyers de contamination dans les milieux scolaires et communautaires.