Dix-sept sites d'érosion ont été identifiés sur les 60 premiers kilomètres de la route Kananga-Kalamba Mbuji, en cours de modernisation au Kasaï-Central. Le gouverneur de province, Joseph-Moïse Kambulu, a fait ce constat samedi 31 octobre, à l'issue d'une mission d'inspection. Il craint que la progression de ces érosions ne compromette la viabilité de cet axe stratégique reliant la RDC à l'Angola.
Selon le gouverneur, plusieurs localités sont déjà affectées par l'évolution des têtes d'érosion, notamment Matamba, Kempe, Katshiabala, Shamatengu et Kalenga.
Joseph-Moïse Kambulu redoute qu'en l'absence d'une intervention rapide, certains tronçons deviennent impraticables et compromettent les efforts engagés pour moderniser cette route.
« Si on ne fait pas très attention, nous n'aurons que nos yeux pour pleurer. Depuis un certain temps, l'élan du départ a été cassé. Tous ceux qui sont concernés par la construction de cette route ont une responsabilité », a-t-il fait savoir.
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Le gouverneur s'inquiète également du ralentissement des travaux. Il appelle les différents intervenants du projet à accélérer le rythme du chantier pour permettre l'achèvement de cette infrastructure dans un délai raisonnable.
L'ACGT annonce des travaux antiérosifs
De son côté, l'Agence congolaise des grands travaux (ACGT) assure que les moyens financiers nécessaires sont disponibles pour engager les travaux de lutte contre l'érosion sur les sites les plus exposés.
Son chef de mission de surveillance du projet, Serge Dibue, explique le ralentissement observé ces derniers mois par les travaux de construction des caniveaux, une étape préalable à l'asphaltage de la chaussée.
Il affirme que la modernisation de la route a déjà progressé sur plus de 50 kilomètres, dont 28 kilomètres entièrement asphaltés.
L'agence prévoit de livrer les 60 premiers kilomètres du projet d'ici à la fin du mois de décembre 2026.
Cette route constitue un axe économique important pour les échanges entre la RDC et l'Angola. Les autorités provinciales espèrent que l'accélération du chantier et le démarrage des ouvrages de protection antiérosive permettront de préserver cette infrastructure essentielle pour le développement du Kasaï-Central.