Le secteur de la microfinance continue de gagner du terrain. À fin 2025, les dépôts ont atteint 444 milliards de Fcfa, en hausse de près de 12 % sur un an. Mais le crédit, lui, stagne, et sa qualité se dégrade.
Plus de 4,69 millions de Togolais sont désormais membres ou clients d'une institution de microfinance, contre 4,45 millions un an plus tôt. Le réseau compte 632 points de service, sept de plus qu'en 2024, même si le nombre d'institutions est passé de 157 à 155.
Côté crédit, le tableau est moins flatteur. L'encours n'a quasiment pas bougé, à 358 milliards contre 357 milliards en 2024. Plus inquiétant, le montant des crédits sains, ceux remboursés normalement, a reculé de 5 %.
En clair, les Togolais confient de plus en plus leur épargne à la microfinance, mais celle-ci peine à la transformer en financements pour l'économie, tandis que les impayés progressent.
C'est dans ce contexte que l'association professionnelle du secteur change de nom. L'APSFD Togo devient l'Association professionnelle des institutions de microfinance du Togo (APIM), conformément à la nouvelle loi adoptée en mars, qui transpose la réglementation commune de l'UEMOA.