L'Arabie saoudite a fermé ses frontières aux voyageurs en provenance du Kenya le 30 octobre, en raison des cas recensés dans le pays, laissant ainsi des centaines de travailleurs recrutés dans le royaume dans l'incertitude. Lundi 2 octobre, plus de 300 Kényans, détenteurs de permis en règle, ont été refoulés à l'aéroport, suscitant l'inquiétude chez les professionnels du secteur.
« Certaines de nos recrues doivent voyager ce soir ou demain, mais ne savent pas quoi faire ! », s'indigne Monika Mwema, secrétaire générale de l'Association des agences de recrutement de travailleurs migrants du Kenya.
Après avoir été retenus à l'aéroport de Riyad, pendant trois jours, plus de 300 travailleurs kenyans ont été renvoyés lundi à Nairobi. Sur les réseaux sociaux, certains racontent leur isolement. Enfermés dans une salle de l'aéroport, dormant à même le sol, avec un seul repas par jour. « On nous traitait comme des lépreux », explique un travailleur.
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Vendredi 30 octobre, l'Agence de presse saoudienne a annoncé de nouvelles mesures mises en place pour se prémunir d'Ebola : suspension des départs à destination du Kenya, suspension des visas pour les Kényans et interdiction d'entrée aux personnes ayant séjourné au Kenya, 21 jours avant la date d'arrivée. « Simples précautions », assure Riyad. Le ministre de la Santé kényan parle plutôt « de mesures excessives ».
Le centre de contrôle et de prévention des maladies de l'Union africaine a également demandé un réexamen de la situation par l'Arabie saoudite. Selon Nairobi, le Royaume reste la première destination des travailleurs migrants kényans avec près de 350 000 personnes qui y résident déjà.