Les investissements directs étrangers atteignent un niveau de concentration particulièrement élevé dans l'immobilier selon un rapport de la Banque de Maurice. Cette orientation du capital international interroge sur les choix de développement de cette île de l'océan Indien, qui cherche à consolider son statut de centre financier et de destination d'investissements.
Au premier semestre 2026, l'immobilier, avec 280 millions d'euros, représentait 77 % des investissements directs étrangers à Maurice, contre 67 % sur la même période en 2025. De l'argent essentiellement investi dans les propriétés de luxe.
L'attractivité des programmes immobiliers destinés aux étrangers contribue à renforcer le poids de la pierre dans l'économie, avec des enjeux importants pour la diversification et la croissance à long terme.
Loin derrière l'immobilier se trouvent les activités financières et d'assurance, l'agriculture et la pêche... C'est ce que révèlent les dernières statistiques publiées par la Banque de Maurice en fin de semaine dernière.
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« Dépendre autant d'un seul secteur n'est pas sain pour une économie. Il faudrait davantage diversifier », alerte l'économiste Manisha Dookhony, « le secteur immobilier n'est pas productif, car il ne génère pas beaucoup d'emplois à valeur ajoutée. À long terme, cette dépendance peut avoir un impact négatif sur l'économie », estime-t-elle.
Si cette concentration des investissements présente des risques, elle nuance toutefois ses propos : l'arrivée de personnes fortunées peut avoir des retombées positives pour les secteurs bancaire et financier, notamment à travers les dépôts de capitaux.
La France reste le premier pays investisseur, avec 7,85 milliards de roupies, soit près de 149 millions d'euros investis, et 41% des investissements directs venant de l'étranger.