Au moins 24 civils ont été tués lors d'une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), dans la nuit de jeudi à vendredi 6 novembre à Cantine-Aloya, une localité située à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Beni, au Nord-Kivu. Plusieurs habitations et commerces ont également été incendiés, selon des sources locales.
D'après la société civile locale, les assaillants ont lancé leur attaque jeudi vers 23 heures, ciblant plusieurs quartiers de Cantine-Aloya, notamment Lubumbashi, Kananga et Yambi-Yaya, ainsi que le centre commercial de la localité.
Le bilan provisoire fait état d'au moins 24 civils tués. Les assaillants ont également incendié plusieurs maisons et commerces avant de se replier vers la forêt.
Le lendemain matin, après l'attaque, les forces conjointes FARDC-UPDF, appuyées par des combattants Wazalendo, ont lancé des opérations de poursuite afin de retrouver les auteurs de cette tuerie, affirment des sources locales.
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Craignant de nouvelles violences, de nombreux habitants ont quitté leurs habitations pour se réfugier à Mabalako, à Kyatsaba et dans d'autres localités voisines. Les activités socio-économiques sont restées paralysées ce vendredi matin à Cantine-Aloya.
La société civile déplore que les alertes sécuritaires lancées ces derniers jours au sujet de mouvements suspects dans la zone n'aient pas permis de prévenir cette attaque meurtrière. Elle appelle les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité afin de mieux protéger les populations civiles.
Jusqu'à ce vendredi matin, les FARDC n'avaient pas encore communiqué officiellement sur cette attaque.