Congo-Brazzaville: 40e Journée nationale de l'arbre - Reconnaissance mondiale pour le pays

Le site d'Impani, dans le village éponyme du district d'Ignié, département du Djoué-Léfini, a abrité le 6 novembre la Journée nationale de l'arbre. Un rendez-vous marqué cette année par le lancement, par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, de la décennie mondiale du boisement et du reboisement.

La cérémonie s'est déroulée en présence des chefs d'État du Burundi, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine; de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi; de la République Centrafrique, Faustin Archange Touadéra; des envoyés spéciaux de leurs homologues et du président en exercice de la 81e session de l'assemblée générale des Nations unies, ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, le Dr Khalilur Rahman. Le haut fonctionnaire onusien est venu spécialement soutenir l'initiative portée par le Congo pour l'adoption par la communauté internationale de la décennie mondiale, en célébration pour la période 2027-2036.

Dans son mot de circonstance, la ministre congolaise de l'Économie forestière, Rosalie Matondo, a loué la vision du président Denis Sassou N'Guesso en faveur de la préservation de l'environnement qui vaut la reconnaissance des institutions africaines et mondiales. Elle a rappelé le chemin parcouru par le Congo depuis quatre décennies avant d'en récolter les fruits. Il s'agit, a résumé Rosalie Matondo, d'une victoire diplomatique de Brazzaville en matière environnementale.

Elle a appelé à couronner les efforts du Congo dans la défense des écosystèmes forestiers, en attribuant une distinction particulière au porteur de l'initiative de boisement et de reboisement, le président Denis Sassou N'Guesso. La ministre de l'Economie forestière a invité le pays tout entier à se mobiliser, saluant au passage l'appui des Nations unies.

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À son tour, le Dr Khalilur Rahman, convaincu du potentiel dont dispose l'Afrique, a souligné qu'en plus de ses nombreuses richesses naturelles, le continent a aussi de belles idées en partage. « Les forêts sont indispensables dans la lutte contre les changements climatiques et sont un compagnon pour l'homme. La République du Congo, sous votre leadership, mérite une reconnaissance internationale », a t-il indiqué, réclamant la justice pour les nations et les peuples qui oeuvrent à la conservation des forêts.

« Nous devons restaurer la confiance à l'échelle des institutions internationales et tenir nos engagements », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Il nous faut passer aux actes, améliorer les conditions de vie des populations car aucun pays ne devrait sacrifier son développement à la préservation des forêts ; les efforts de nos pays doivent bénéficier du soutien international ». Il a promis de porter ce plaidoyer à la COP31 organisée ce mois en Turquie car, "les promesses seules ne peuvent protéger les forêts ". Khalilur Rahman veut "une vie plus sûre pour tous dans un monde où le multilatéralisme consolide l'avenir des nations". Puis enfin, a-t-il conclu, " voici depuis Brazzaville le message que nous adressons au monde : la voix de l'Afrique doit être entendue".

Une image symbolique à la fin des premières allocutions, le président burundais a remis à son homologue congolais un plan de manguier prélevé sur le don de 2000 pouces que son pays a offert au Congo. Moment suivi par la déclaration solennelle du président Denis Sassou N'Guesso portant lancement officielle de la décennie mondiale du boisement et du boisement. Le chef de l'État a notamment souligné que cette décennie invite à inverser la tendance à détruire les forêts pour enfin renforcer le couvert forestier. Ce jour 6 novembre 2026 est, a-t-il déclaré, " le point de départ d'une mobilisation nationale et internationale en faveur de la forêt".

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