En République démocratique du Congo (RDC), le Front pour la refondation de la Nation (FRN) demande à la médiation qatarienne d'intervenir sur la question constitutionnelle. Dans une lettre datée du 1er novembre, dont RFI a eu copie, le mouvement présidé par l'ex-président Joseph Kabila établit un lien entre les intentions prêtées au chef de l'État Félix Tshisekedi de faire modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat et l'avenir des négociations de Doha entre le FRN et Kinshasa.
Le Front pour la refondation de la Nation (FRN) - groupe politico-militaire qui a absorbé l'AFC/M23 - avertit : si Kinshasa engage une rupture constitutionnelle, il mobilisera « tous les moyens nécessaires » pour y faire échec. Sans préciser lesquels. Dans cette lettre signée par son vice-président Bertrand Bisimwa, le mouvement demande à la médiation qatarienne d'exiger une clarification officielle des intentions du président de la RDC Félix Tshisekedi et d'appeler Kinshasa à préserver le cadre constitutionnel des accords.
Pourquoi saisir les médiateurs sur ce sujet ? Le FRN invoque les références à la Constitution dans la déclaration de principes de juillet 2025 et l'accord-cadre de novembre suivant signés par Kinshasa et l'AFC/M23. Elles concernent notamment le rétablissement de l'autorité de l'État, les réformes, la gouvernance et les arrangements sécuritaires.
Un risque d'effondrement du processus de paix, selon le FRN
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Le mouvement reconnaît que ces textes n'interdisent pas expressément toute évolution constitutionnelle. Mais il estime qu'un remplacement de la Constitution bouleverserait les conditions d'application des engagements, au risque, selon lui, de provoquer l'effondrement du processus de paix.
Pour rappel, le FRN s'appuie notamment sur les déclarations de Félix Tshisekedi contre la Constitution actuelle, à Kinshasa puis à Moscou. Le mouvement demande donc que ce dossier soit inscrit à l'ordre du jour de la prochaine consultation, pour examiner ses conséquences sur les accords et les protocoles.