Tunis — Les consultations nationales relatives à l'initiative de l'industrialisation verte en Afrique "Africa Green Industrialization Hub" ont été officiellement lancées, vendredi à Tunis, en présence du secrétaire d'État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane.
L'Africa Green Industrialization Hub est une initiative continentale et internationale lancée pour accompagner les pays africains dans leur transition vers une économie industrielle bas-carbone. Cette initiative est pilotée par Sustainable Energy for All (SEforALL), organisation internationale qui oeuvre pour accélérer la transition vers des énergies propres et garantir un accès universel à l'énergie d'ici 2030, en collaboration avec des partenaires comme l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).
S'exprimant à l'ouverture de la cérémonie de lancement, organisée à Tunis, par l'Agence Nationale pour la Maîtrise de l'Énergie (ANME) et l'ONUDI, le secrétaire d'Etat a affirmé que la transition énergétique et la décarbonation du secteur industriel constituent un choix stratégique pour l'avenir de l'économie nationale, ainsi qu'un levier essentiel pour renforcer la compétitivité, moderniser le tissu industriel et consolider la souveraineté économique.
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Il a précisé que face aux transformations des chaînes de valeur et aux exigences environnementales, la décarbonation offre une opportunité majeure de maîtriser les coûts de production, d'améliorer l'efficacité énergétique et d'abaisser la dépendance aux ressources extérieures, renforçant ainsi la résilience des entreprises nationales et leur accès aux marchés internationaux.
Chouchane a affirmé que la Tunisie dispose des atouts lui permettant de suivre ces mutations en s'appuyant sur ses expertises, ses compétences humaines qualifiées et l'intégration de plusieurs de ses entreprises dans les chaînes de valeur globales.
L'initiative "Africa Green Industrialization Hub", portée, en Tunisie, par l'ONUDI et l'ANME, s'articule autour de quatre axes fondamentaux à savoir le développement de politiques publiques et de feuilles de route sectorielles, le renforcement des compétences humaines adaptées à l'industrie verte, le soutien à l'adoption des technologies modernes et à l'émergence de projets industriels concrets et la mobilisation des mécanismes de financement pour accompagner leur exécution.
"La réussite de l'initiative dépendra de sa capacité à répondre aux besoins réels des industriels et à traduire ces orientations en projets opérationnels générateurs de valeur ajoutée, appelant à accorder la priorité aux secteurs les plus énergivores (les cimenteries, les industries métallurgiques, le textile...), qui nécessitent des solutions technologiques avancées", a souligné le secrétaire d'État.
C'est une opportunité qui se présente au continent africain pour développer une production locale à haute valeur ajoutée et d'accroître sa participation aux chaînes de valeur internationales, a-t-il conclu.