Luanda — Le secrétaire d'État à l'Action climatique et au Développement durable, Nascimento Soares, a réaffirmé jeudi, à Kigali (Rwanda), l'engagement de l'Angola en faveur de la réduction progressive des hydrofluorocarbures et de la promotion de technologies plus efficaces et durables.
S'exprimant lors de la 38e réunion des Parties au Protocole de Montréal, le secrétaire d'État a ajouté que le pays avait renforcé le cadre réglementaire, favorisé l'élimination progressive des substances destructrices de la couche d'ozone et investi dans le renforcement des capacités techniques et l'adoption des meilleures pratiques.
Selon une note du ministère de l'Environnement parvenu à l'ANGOP, Nascimento Soares a estimé que, pour de nombreux pays en développement, la transition environnementale dépend non seulement de la volonté politique, mais aussi de l'accès au financement, aux technologies et aux connaissances.
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Il a donc souligné qu'il est essentiel de renforcer le Fonds multilatéral, d'assurer un transfert effectif de technologies et de renforcer les capacités institutionnelles et techniques des pays en développement. D'après le secrétaire d'État, une transition véritablement durable doit également être une transition juste, inclusive et solidaire. Il a indiqué que pour l'Angola, protéger l'environnement signifie aussi créer des opportunités d'innovation, générer des emplois verts, moderniser l'économie et améliorer la qualité de vie de la population.
Le responsable s'est dit convaincu que développement économique et protection de l'environnement ne doivent pas être des voies opposées, mais des dimensions complémentaires d'un même avenir durable. Il a garanti que l'Angola restera un partenaire engagé dans la mise en oeuvre du Protocole de Montréal, en privilégiant le dialogue, la coopération et le principe des responsabilités communes mais différenciées. Il a réaffirmé que protéger la planète n'est pas seulement la responsabilité de la génération actuelle, mais avant tout un engagement envers les générations futures.
Il a rappelé que le Protocole de Montréal a démontré au monde que la volonté politique, la solidarité et la coopération internationale permettent de relever avec succès les grands défis environnementaux. À son avis, l'Amendement de Kigali a renforcé cette conviction, en associant deux objectifs fondamentaux : la protection de la couche d'ozone et la lutte contre le changement climatique. Nascimento Soares a également souligné la nécessité de transformer les engagements en actions et les ambitions en résultats concrets.