L'organisation de défense des droits humains Action pour les droits de l'homme (ADH), implantée dans le territoire de Beni, tire la sonnette d'alarme sur l'état de dégradation avancée de la route Mbau-Kamango-Nobili, longue d'environ 80 kilomètres. À cette situation s'ajoute la vétusté de plusieurs ponts jetés sur les rivières qui traversent cet axe routier, dont certains remontent à l'époque coloniale.
L'organisation appelle l'entreprise en charge de l'entretien de cette route ainsi que les autorités provinciales à prendre des mesures urgentes pour assurer la maintenance de cet axe et la réhabilitation des ouvrages les plus endommagés.
Selon David Muwaze, coordonnateur de l'ADH, plusieurs bourbiers et ravins apparaissent progressivement sur la chaussée, tandis que l'état des ponts suscite de vives préoccupations.
« Nous constatons la formation de bourbiers et de ravins à plusieurs endroits de cette route. Les ponts situés notamment sur les rivières Butakila, Semuliki, Makoyoba, Abyalose et Mamundioma présentent également un état de vétusté avancé. Nous demandons à l'entreprise attributaire et aux autorités de mettre en place des mécanismes permettant de poursuivre les travaux d'entretien et de réhabilitation », a expliqué David Muwaze.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
L'insécurité évoquée pour expliquer les retards
Contactée à ce sujet, l'entreprise chargée de l'entretien de ce tronçon routier attribue les retards observés dans les travaux de maintenance à l'insécurité persistante dans la région, marquée par les attaques des rebelles ADF.
Toutefois, elle affirme que des engins sont déjà déployés sur le terrain afin de poursuivre les travaux d'entretien et de réhabilitation de cette route d'intérêt économique et sécuritaire reliant Mbau, Kamango et Nobili.
Pour les usagers et les habitants de la zone, la réhabilitation de cet axe demeure essentielle afin de faciliter les échanges commerciaux, les déplacements des populations et l'accès aux services de base.