Les travaux de la commission paritaire Gouvernement-Banc syndical sur la politique salariale des agents et fonctionnaires de l'État ont été lancés ce vendredi 6 novembre à Kinshasa par le vice-Premier ministre et ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua. Pendant deux jours, les représentants du Gouvernement et ceux des organisations syndicales examineront plusieurs revendications liées à l'amélioration des conditions salariales du personnel de l'administration publique, tout en prenant en compte les recommandations des partenaires multilatéraux, notamment le FMI et la Banque mondiale.
Trouver des solutions consensuelles aux préoccupations des agents et fonctionnaires de l'État constitue l'objectif principal de ces assises qui réunissent les représentants du Gouvernement et du Banc syndical.
Dans son allocution d'ouverture, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a souligné l'importance du dialogue social comme mécanisme privilégié pour préserver la paix sociale au sein de l'administration publique.
Selon lui, cette commission offre un cadre approprié pour examiner les revendications des travailleurs et réduire les disparités salariales observées au sein de la fonction publique, tout en tenant compte des contraintes budgétaires de l'État.
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« Longtemps, notre pays a évolué sans une politique salariale clairement établie. Aujourd'hui, nous nous dirigeons vers une nouvelle ère. Nous faisons naître l'espérance chez de nombreux compatriotes qui servent l'État sans bénéficier d'une rémunération jugée équitable », a déclaré Jean-Pierre Lihau Ebua.
Le Banc syndical plaide pour davantage d'équité
De leur côté, les représentants syndicaux plaident notamment pour l'amélioration du pouvoir d'achat des agents publics et la poursuite des réformes destinées à garantir une plus grande équité salariale.
Bienvenu Mulenda, premier vice-président de l'Intersyndicale nationale de l'administration publique, estime que les discussions doivent permettre de corriger les écarts de traitement entre les agents de l'État.
« Nous allons examiner les grands principes devant permettre de rééquilibrer les conditions de rémunération des agents de carrière des services publics de l'État. L'objectif est de réduire les écarts et de favoriser davantage d'équité sociale dans les décisions qui seront prises », a-t-il indiqué.
Des recommandations attendues à l'issue des travaux
Les participants disposent de deux jours pour examiner les différentes préoccupations soulevées et formuler des recommandations visant à renforcer le dialogue entre le Gouvernement et les organisations syndicales.
Selon plusieurs observateurs, les conclusions de ces travaux pourraient contribuer à améliorer le climat social au sein de la fonction publique et à renforcer l'efficacité de l'administration publique.
Les assises doivent se clôturer samedi avec l'adoption des recommandations finales et, éventuellement, la signature d'engagements entre les différentes parties prenantes.