9 Novembre 2018

Afrique de l'Ouest: Le Grand Prix MEDays 2018 décerné au président Roch Marc Christian Kaboré

Photo: Institut Amadeus
Le président Roch Marc Christian Kaboré recevant le Grand Prix MEDays 2018 des mains de Brahim Fassi Fihri, Président de l'Institut Amadeus, le vendredi 9 novembre 2018 à Tanger

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu ce vendredi 9 novembre, le Grand Prix MEDays 2018. C’est dans le cadre de la 11ème édition de ce Forum du Sud que l’Institut Amadeus organise annuellement à Tanger. Cette année les échanges se sont déroulés dans un contexte où le Maroc attend toujours un accord définitif suite à sa demande d’adhésion dans la  Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

- C’est dans une salle archicomble et presque acquise à l’entrée du Maroc dans la CEDEAO que le président du Burkina Faso a reçu des mains du président de l’Institut Amadeus, le Grand Prix MEDays 2018.

Une distinction qui sonne comme une récompense des nombreuses actions entreprises par l’homme fort du Burkina pour son engagement dans les questions d’intégration et d’échanges ouest africaines et continentales.

Comme l’a souligné le président de l’Institut Amadeus, le chef de l’Etat du pays des Hommes Intègres est un leader africain qui a été appelé à la magistrature suprême de sa nation dans un contexte difficile, marqué par des bouleversements, des chamboulements et des transformations.

Selon Brahim Fassi Fihri, M. Kaboré a su, depuis deux ans, remettre son pays vers le chemin du développement, du progrès et de la sécurité malgré les menaces qui continuent malheureusement à persister.

A sons avis, ce prix est remis à un visionnaire qu’il remercie pour son combat pour l’intégration régionale et continentale économique mais aussi pour le féliciter pour le travail qu’il accomplit tous les jours au service de son peuple.

Il le qualifie ainsi d’Africain convaincu et ami du Maroc qui fait partie de ces leaders qui tirent le continent vers le haut.

M. Kaboré succède ainsi à ses homologues comme Paul Kagamé du Rwanda qui avait reçu le Prix MEDays 2016.

Un film projeté devant l’assistance retrace un programme politique du président burkinabé, bâti sur la démocratie, le progrès économique et sociale, la liberté, la justice…

Une démarche qui, selon le document, traduit une volonté de replacer son pays dans le cercle des pays économiquement dynamiques et prospères basés sur la réconciliation du peuple avec la mise en place du haut dialogue social.

Ce qui est appuyé par un programme de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants, le renforcement de la capacité opérationnelle des forces de sécurité et de défense, la construction de plus de 2700 salles de classe, le recrutement de plus de 4000 agents de santé, entre autres.

Emu par cette distinction, le président burkinabé estime que « la personnalité de mes illustres prédécesseurs du prix MEDays apporte la preuve, s’il en était encore besoin, que ce forum constitue de plus en plus un passage obligé pour les leaders en quête de solutions aux problèmes qui assaillent le monde ».

A son avis, le thème « A l’ère de la disruption : bâtir de nouveaux paradigmes » de cette édition 2018 des MEDays, montre que face aux nouvelles  exigences de la révolution digitale, les entrepreneurs se sont vus obligés de repenser leur « business model » et d’adopter de nouveaux outils de gestion afin de s’adapter au marché mondial et de conquérir de nouveaux clients. Le monde politique n’est pas en reste.

Pour lui, il s’agit de repenser ensemble les contours d’une nouvelle architecture économique, diplomatique et sociale du monde et que l’édification de ces nouveaux paradigmes ne saura se faire en vase clos ou en ordre dispersé.

« Le nouveau monde nous impose une nouvelle façon de collaborer et de conjuguer nos énergies. C’est en associant ainsi nos réflexions et nos actions que nous pouvons trouver des approches plus réalistes face à la poussée du nationalisme, de l’éruption du populisme, l’exaspération du radicalisme violent et de l’intolérance multiforme ».

Roch Marc Christian Kaboré cite comme exemple le G5 Sahel où les acteurs mettent en commun des ressources, des expertises et leur engagement pour le développement et de la sécurité de la région face à des menaces comme le terrorisme.

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