Afrique: L'UA et l'ONU prônent un multilatéralisme fort face aux Agendas 2030 et 2063

Photo: #2019COM
Lancement du Rapport 2019 de la Commission Economique Africaine (CEA), le samedi 23 mars 2019 à Marrakech, Maroc
25 Mars 2019

La Commission de l’Union africaine (Ua) et le Système des Nations Unies (Onu) ont convenu de la nécessité d’unir leurs forces pour faire aux agendas de développement dont les horizons arrivent à grands pas. Ces institutions l’ont reconnu lors d’une conférence de presse co-animé, le dimanche 24 mars à Marrakech par Mmes Sarh Anyang Agbou en charge des Ressources humaines, des sciences et technologies de la Commission de l’UA, Amina J. Mouhammed, vice-secrétaire générale de l’ONU et Vera Songwé, Secrétaire Exécutive de la Commission économique africaine (Cea).

Parler d’une seule voix. C’est le souhait de l’Union africaine (Ua) et l’Organisation des Nations unies (Onu) pour aider à la réalisation des objectifs retenus dans les agendas de développement auxquels l’Afrique est soumise.

Mes Sarh Anyang Agbou en charge des Ressources humaines, des sciences et technologies de la Commission de l’UA, Amina J. Mouhammed, vice-secrétaire générale de l’ONU et Vera Songwé, Secrétaire Exécutive de la Commission économique africaine (Cea) l’ont fait savoir hier, dimanche 24 mars à Marrakech.

C’était lors d’une conférence de presse organisé dans le cadre de la 52ème Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique.

Pour Mme Sarh Anyang Agbou, il s’agit de changer de paradigme en amenant les chefs d’Etat à penser différemment sur des questions comme l’immigration, l’éducation, la corruption, les flux financiers illicites, la mal gouvernance…

C’est une manière d’envisager des solutions africaines aux problèmes qui touchent le continent.

Dans cette dynamique, Mme Amina Mouhammed estime qu’il y a un besoin de multilatéralisme dans un contexte marqué par un retour vers la polarisation de l’opinion, pour s’attaquer aux problèmes africains.

A l’en croire, l’UA et l’ONU sont en train de travailler sur des réformes pour s’attaquer aux priorités africaines.

Pour la vice-secrétaire générale de l’ONU, il est temps d’aller de l’avant et avoir une réaction unie.

Rejetant toute idée de démarche radicale, Vera Songwé, pour sa part, estime qu’il s’agit d’un multilatéralisme fort dans un contexte de zone de libre-échange qui, une fois concrétisée, amènera tout le reste à monde à vouloir commercer avec l’Afrique.

Selon elle, l’Afrique a besoin d’un nouveau compact mondial dans lequel le digital occupera une place de choix.

Sur cette lancée, Mme Agbor de la Commission de l’Union africain pense qu’il consistera de réévaluer les programmes d’éducation pour voir si la jeune génération reçoit une éducation adéquate, entre autres.

D’après elle, les dirigeants africains doivent réfléchir différemment et agir de manière concertée.

Loin d’être fataliste, la patronne de la CEA s’est félicitée des progrès réalisés par des pays africains dans les derniers rapports du Doing Business de la Banque Mondiale sur le climat des investissements.

Pour elle, ce constat est un indicateur sur les efforts que fait continent en matière de transparence et de gouvernance, mais qu’elle juge insuffisante.

D’après Mme Songwé, pays africains comme organismes de développement doivent fédérer leurs efforts pour s’assurer des progrès réalisés.

Elle estime ainsi qu’elles doivent travailler ensemble pour mettre à profit leurs forces face aux différents agendas et tenir des réunions périodiques pour évaluer la situation.

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