Afrique du Sud: Le président Ramaphosa visé par une plainte pour enlèvement et corruption

Le président Cyril Ramaphosa à l'hôtel de ville du Cap, prononçant son 6e discours sur l'état de la nation

La plainte émane d'un ancien chef des renseignements qui accuse le président d'entrave à la justice après la découverte d'une importante somme d'argent dans une des ses propriétés. Le chef de l'État a aussitôt rejeté ces accusations mais l'affaire fait scandale.

Dans sa plainte, l'ancien chef des renseignements Arthur Fraser accuse le président Ramaphosa d'avoir enlevé et séquestré des cambrioleurs puis acheté leur silence.

L'affaire remonte à février 2020. Lors du cambriolage d'une ferme, des voleurs tombent sur l'équivalent de 3,8 millions d'euros en liquide. Sauf que la propriété appartient au chef de l'État.

Cyril Ramaphosa a aussitôt rejeté ces accusations mais a admis qu'il y avait bien eu un vol dans sa propriété, et que le produit de la vente de gibier avait été dérobé, sans préciser le montant.

Un règlement de compte n'est pas à exclure. L'ex-chef des renseignements est perçu comme un allié de l'ancien président Jacob Zuma, principal adversaire de Cyril Ramaphosa. Arthur Fraser, à la tête des services pénitentiaires, a d'ailleurs fait libérer Jacob Zuma il y a un an pour raison médicale.

L'affaire éclate également alors que le parti au pouvoir doit bientôt décider s'il maintient ou non Ramaphosa comme candidat à la présidentielle de 2024.

Y a-t-il eu tentative de corruption ? Et que faisait le chef de l'État avec une importante somme d'argent liquide ? L'affaire interpelle et déçoit les Sud-Africains. Ramaphosa avait fait de lutte contre la corruption une de ses priorités, après avoir succédé à Jacob Zuma qui avait du démissionner en raison de nombreux scandales.

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