Mali: Le pays ordonne la fermeture du bureau de Barrick Gold en raison d'un différend fiscal

Barrick Gold Mali

TLDR

  • Le Mali a ordonné la fermeture du bureau de la société minière canadienne Barrick Gold à Bamako, aggravant ainsi un conflit de longue date portant sur des arriérés d'impôts.
  • Cette décision fait suite à la saisie de trois tonnes d'or provenant de la mine de Loulo-Gounkoto de Barrick et à un mandat d'arrêt émis à l'encontre du PDG Mark Bristow au début de l'année.
  • L'or est un élément essentiel de l'économie malienne, puisqu'il représente 75 % des recettes d'exportation et près d'un quart du budget national.

Le Mali a ordonné la fermeture du bureau de Bamako de la société minière canadienne Barrick Gold, aggravant ainsi un différend de longue date concernant des arriérés d'impôts. Cette décision fait suite à la saisie de trois tonnes d'or provenant de la mine de Loulo-Gounkoto de Barrick et à un mandat d'arrêt émis à l'encontre du PDG Mark Bristow au début de l'année.

Les autorités affirment que Barrick doit 305 milliards de francs CFA (environ 500 millions de dollars) d'impôts impayés. Barrick conteste cette allégation et maintient qu'un paiement partiel de 85 millions de dollars en 2024 a été effectué de bonne foi. Le gouvernement malien a rejeté ce paiement, le jugeant non conforme.

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L'or est un élément essentiel de l'économie malienne, puisqu'il représente 75 % des recettes d'exportation et près d'un quart du budget national. En 2023, le gouvernement militaire a adopté un nouveau code minier qui met l'accent sur la transparence et une plus grande participation de l'État. Barrick n'a pas encore répondu au dernier ordre de fermeture de ses bureaux. L'entreprise a toujours nié avoir commis des actes répréhensibles.

Key Takeaways

L'impasse entre le Mali et Barrick Gold met en évidence les tensions plus générales sur la gouvernance des ressources en Afrique de l'Ouest. Le gouvernement militaire du Mali affirme un contrôle accru sur le secteur extractif par le biais d'un nouveau code minier et d'une application plus stricte des règles fiscales. Toutefois, cette affirmation pourrait décourager les investissements étrangers. Barrick Gold, qui emploie plus de 8 000 personnes au Mali et contribue de manière significative à l'économie du pays, est aujourd'hui confronté à une incertitude opérationnelle.

La fermeture de son bureau de Bamako et la réclamation fiscale de 500 millions de dollars pourraient renforcer les inquiétudes des investisseurs quant à l'environnement réglementaire du Mali. Alors que le gouvernement présente ses actions comme nécessaires pour protéger les intérêts nationaux et stimuler les bénéfices domestiques, les analystes mettent en garde contre le risque de réputation. Il sera essentiel de trouver un équilibre entre la génération de revenus nationaux et la confiance des investisseurs.

L'issue de ce différend pourrait servir de précédent pour la manière dont d'autres États africains riches en ressources naturelles négocient avec les entreprises multinationales sous la pression économique et politique.

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