Dans une métropole tentaculaire comme Abidjan, où des millions de personnes passaient autrefois des heures à circuler dans des rues encombrées, Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique, a pu constater, le 27 mai dernier, comment des investissements stratégiques ont pu remodeler le destin de la capitale économique ivoirienne.
Sa visite du Projet de transport urbain d'Abidjan (PTUA), où il a vu les phases de construction du quatrième pont, les systèmes de péage et l'infrastructure du Bus Rapid Transit (BRT), a démontré comment le plus grand projet d'infrastructure du portefeuille du Groupe de la Banque africaine de développement en Côte d'Ivoire illustre le pouvoir transformateur des partenariats multilatéraux de développement.
En sa qualité de gouverneur du Groupe de la Banque pour la Belgique, contributeur clé du Fonds africain de développement, Maxime Prévot a effectué une visite de terrain qui allait bien au-delà du protocole diplomatique. Elle a montré comment les investissements des États membres par le biais du Fonds africain de développement se traduisaient par des améliorations tangibles pour des millions d'Africains.
Le ministre Prévot était accompagné de hauts responsables de l'institution, notamment Lamin Barrow, directeur général pour l'Afrique de l'Ouest, Joseph Ribeiro, directeur général adjoint pour l'Afrique de l'Ouest et chef du bureau pays pour la Côte d'Ivoire, Blanche Kinnifo, chargée de programmes pays, et Philippe Munyaruyenzi, coordinateur du projet PTUA. Cette représentation de haut niveau a souligné l'engagement stratégique de la Belgique en tant qu'actionnaire important de la Banque africaine de développement et contributeur significatif du Fonds africain de développement.
La visite de trois heures a débuté à la mairie d'Adjamé, où la transformation urbaine globale du PTUA a été présentée. Au PC 23, la délégation a pu observer la transition cruciale entre les phases du projet de construction du quatrième pont.
La visite s'est poursuivie vers le système de péage du pont, le deuxième échangeur doté d'une infrastructure BRT intégrée, et s'est terminée au marché de Wassakara, qui illustre les avantages d'une meilleure connectivité pour le commerce local.
Le PTUA représente un investissement sans précédent, avec un financement total de 693 millions d'euros provenant de plusieurs partenaires du développement. La Banque africaine de développement a fourni 567,7 millions d'euros (74 % du financement), l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) contribuant à hauteur de 118,76 millions d'euros, et le Fonds pour l'environnement mondial (GEF) apportant 6,4 millions d'euros. Cette approche coordonnée, approuvée en deux phases entre 2016 et 2018, illustre la collaboration entre partenaires du développement que la Belgique encourage à travers son soutien au Fonds africain de développement.
La portée du projet va bien au-delà du quatrième pont emblématique de 1 400 mètres de long, qui a réduit le temps de trajet entre Yopougon et le Plateau de trois heures à 10-20 minutes. Le PTUA comprend 88 kilomètres d'autoroutes express, ouvertes en 2024, 89 intersections rénovées améliorant la fluidité du trafic et la sécurité, ainsi que des voies BRT intégrées reliant Yopougon et Bingerville grâce au financement de la Banque mondiale.
M. Prévot a pu constater les résultats obtenus par le PTUA en matière d'environnement, notamment la plantation de 82 000 arbres dans toute la ville d'Abidjan pour capter les émissions de CO2 des véhicules. Le projet devrait permettre de réduire de 904 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre par an à partir de 2024. La dimension sociale du PTUA est tout aussi importante, avec 526 logements bien équipés pour les personnes relogées et quatre centres multifonctionnels générant des revenus pour plus de 3 000 femmes grâce à de petites entreprises de production.
Pour la Belgique, engagée dans le développement durable de l'Afrique, le PTUA illustre parfaitement la manière dont les partenariats stratégiques permettent d'opérer une transformation durable. Ce projet démontre que les contributions des États membres par le biais du Fonds africain de développement peuvent catalyser un développement urbain global qui améliore la vie de millions de personnes, tout en contribuant à la durabilité environnementale.
Au milieu du paysage urbain transformé d'Abidjan, le ministre Prévot a pu constater la concrétisation de la philosophie de développement de la Belgique : des investissements stratégiques qui posent les bases d'une croissance économique durable, d'une meilleure qualité de vie et d'une durabilité environnementale au bénéfice de générations d'Ivoiriens. Grâce au PTUA, l'engagement de la Belgique en faveur du développement de l'Afrique a contribué à écrire un nouveau chapitre de la transformation urbaine en Afrique de l'ouest.