La polémique continue de monter au Kenya, après le décès d'Albert Ojwang, arrêté samedi 7 juin 2025, suite à une plainte du numéro 2 de la police qui l'accusait de ternir son image sur les réseaux sociaux. Albert Ojwang est décédé quelques heures après son arrestation. Il se serait cogné la tête contre le mur dans sa cellule d'après la police. Une version officielle remise en question.
L'autopsie d'Albert Ojwang devait avoir lieu lundi. Elle a été repoussée et est finalement prévue pour ce mardi. Son père a patienté plusieurs heures à la morgue. Les résultats sont attendus avec impatience. Car la version avancée par la police ne convainc pas et plusieurs questions demeurent.
Comme l'explique Julius Juma, avocat de la famille, devant la presse : « Nous ne sommes pas encore certains de la cause exacte du décès d'Albert, ni de qui en est responsable. S'il a été arrêté pour les raisons invoquées, pourquoi a-t-il été placé en isolement ? Pourquoi nous dit-on qu'il se serait cogné la tête contre le mur ? Son corps présentait de nombreuses blessures : à la tête, aux mains, aux épaules. Sa tête est complètement enflée. »
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Plusieurs militants des droits humains sont aussi venus à la morgue pour demander justice pour Albert Ojwang. Hussein Khalid, à la tête de Vocal Africa, une association de défense des droits humains, y a passé la journée : « Nous disons : trop, c'est trop. Nous avons perdu trop de vies aux mains de la police. Quelles que soient les circonstances, personne ne devrait mourir en détention policière. »
La police maintient qu'Albert Ojwang a été retrouvé inconscient dans sa cellule. Puis emmené à l'hôpital où il a été déclaré mort à son arrivée. Tous les officiers présents cette nuit-là ont été suspendus, afin de faciliter l'enquête. La police des polices a annoncé avoir commencé son investigation.
