Lors du panel scientifique organisé à Cape Town dans le cadre de Technovation 2025, deux experts de Philip Morris International (PMI), Buhle Binta et Clément Diarga Basse, ont mis en lumière les avancées scientifiques sur les produits sans fumée et leur potentiel dans la lutte contre les maladies non transmissibles sur le continent africain.
« Il est essentiel de comprendre que ces produits n’impliquent aucune combustion, car c’est précisément la combustion qui libère les substances toxiques responsables de nombreuses maladies », a rappelé Buhle Binta, responsable de l’engagement scientifique pour l’Afrique subsaharienne.
Elle a souligné que plusieurs institutions de santé ont déjà identifié plus de 6 000 substances nocives issues de la fumée de cigarette, contre une quantité nettement réduite dans les produits à base de tabac chauffé, citant parmi ces substances le monoxyde de carbone, les goudrons, les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou encore des métaux lourds.
Un autre point abordé par les intervenants concerne la confusion fréquente entre tabac et nicotine.
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« Contrairement à une idée reçue, la nicotine, bien qu’addictive, n’est pas cancérigène », a tenu à rappeler Clément Diarga Basse, médecin spécialiste en santé publique.
Il s’est appuyé sur des données issues de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour affirmer que les risques de cancer sont liés à la combustion, non à la nicotine elle-même.
« En Afrique du Sud, 80 % des médecins interrogés croient encore à tort que la nicotine cause le cancer », a-t-il ajouté, en soulignant l’importance d’une information scientifique rigoureuse.
Buhle Binta a rappelé que l’Afrique, historiquement confrontée à des maladies infectieuses telles que le paludisme, le VIH/Sida ou la tuberculose, voit désormais émerger une nouvelle menace, que sont les maladies non transmissibles comme le cancer, les AVC ou le diabète.
« Le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque. Mais dans de nombreux pays africains, les options de sevrage sont limitées. D’où l’intérêt des alternatives potentiellement moins nocives », a-t-elle expliqué.
Les produits sans fumée, tels que les cigarettes électroniques ou les systèmes de tabac chauffé, s’inscrivent dans cette logique de réduction des risques.
« Il ne s’agit pas de banaliser le tabac, mais de proposer aux fumeurs adultes qui n’arrivent pas à arrêter des solutions scientifiquement validées et moins nocives », a précisé Clément Diarga Basse.
Les deux intervenants ont présenté un ensemble de données scientifiques qui soutient l’efficacité de ces produits.
Buhle Binta a indiqué que PMI a publié plus de 500 articles scientifiques dans des revues à comité de lecture, et que plus de 750 études externes issues d’universités, d’agences de santé ou de centres de recherche privés ont déjà examiné ces technologies.
« Les résultats convergent, en moyenne, les produits à base de tabac chauffé contiennent 90 % de substances nocives en moins que les cigarettes traditionnelles », a-t-elle affirmé.
Clément Diarga Basse a souligné que les études toxicologiques montrent des améliorations mesurables chez les fumeurs ayant opté pour ces alternatives.
« On observe une réduction significative de certains biomarqueurs liés à des pathologies graves. Ce sont des données qu’on ne peut ignorer », a-t-il déclaré.
Malgré ces avancées, Buhle Binta a déploré les contraintes réglementaires qui freinent la diffusion d’informations fiables auprès des consommateurs.
« Nous ne pouvons pas toujours expliquer clairement en quoi ces produits diffèrent des cigarettes traditionnelles, alors que c’est un enjeu de santé publique », a-t-elle regretté.
Dans le même esprit, Clément Diarga Basse a lancé un appel à la collaboration. « Nous appelons les médias, les scientifiques, les professionnels de santé et les régulateurs à travailler ensemble. Chacun a un rôle à jouer pour que l’information circule et que les efforts de réduction des risques soient compris et acceptés », a-t-il conclu.