C'est un drame d'une grande ampleur qui est survenu, le 25 juin dernier, au Lycée Barthélémy Boganda en République centrafricaine (RCA). En effet, partis pour composer les épreuves du Baccalauréat, plusieurs élèves y ont trouvé la mort, dans des circonstances, pour le moins, horribles et atroces.
Tout est parti de l'explosion d'un transformateur de la Société nationale de production et de distribution d'électricité en République centrafricaine (ENERCA), la nationale d'électricité. S'en est suivi un mouvement de panique. En effet, redoutant un incendie généralisé du bâtiment, les élèves tentent de se sauver, provoquant une terrible bousculade qui a laissé près de 30 morts sur le carreau et fait 260 blessés actuellement en soins intensifs dans les différents hôpitaux de Bangui, la capitale.
Que c'est donc malheureux comme événement ! Car, après avoir passé toute l'année scolaire à bosser et parfois à veiller dans l'espoir de décrocher leur parchemin, ces pauvres élèves ont finalement perdu la vie.
La nécessité de tirer toutes les leçons
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On peut imaginer la douleur légitime qui habite actuellement les parents dont ils faisaient la fierté. Quant aux élèves qui ont eu la chance de survivre, ils sont encore sous le choc si fait que l'on se demande dans quel état d'esprit, ils poursuivront le reste des compositions. Sans aller avec le dos de la cuillère et avec juste raison, les familles respectives réclament désormais des garanties de sécurité avant toute reprise des épreuves.
Aux autorités centrafricaines donc de prendre leurs responsabilités. En tout cas, la question que les uns et les autres se posent sans réponse, est la suivante : pourquoi avoir choisi de réparer le transformateur en plein examen ? La RCA aurait pu faire l'économie de tous ces morts si les techniciens avaient différé leurs travaux, ne serait-ce qu'attendre après la composition.
Mais malheureusement, le mal est déjà fait ; d'où la nécessité de tirer toutes les leçons afin que plus jamais, pareil drame ne se produise. Certes, le pouvoir a bien fait de décréter un deuil national, mais il faudra aller au-delà en situant les responsabilités au risque de donner raison à l'opposition qui voit dans ce drame, un « Etat démissionnaire ».
Et, en plus, pourquoi ne pas envisager, comme le réclament certains Centrafricains, la construction d'une stèle à l'entrée du bâtiment afin de rendre hommage à toutes les victimes ? Ce n'est pas trop demander pour peu que les autorités centrafricaines veuillent montrer qu'elles sont de tout coeur avec les parents des victimes.
