Rwanda: La RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, lundi 10 février 2025, lors du briefing de presse, à Kinshasa.

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé un accord de paix, ce 27 juin 2025 à Washington, sous l'égide des États-Unis, visant à mettre fin au conflit dans l'est de la RDC, qui a fait des milliers de morts. Fin juillet est prévu un sommet inter-États avec le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, tous les deux conviés à la Maison Blanche par Donald Trump.

L'accord a été signé par les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais lors d'une cérémonie présidée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Une poignée de main historique entre les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais a conclu la signature de cet accord.

« C'est un moment important après trente ans de guerre », a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio lors d'une cérémonie au département d'État aux côtés de ses homologues rwandais et de la RDC, ajoutant cependant qu'il y avait encore « beaucoup à faire ». L'accord est « fondé sur l'engagement pris ici de mettre fin de manière irréversible et vérifiable au soutien de l'État aux FDLR et aux milices associées », a déclaré le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, lors de la cérémonie.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Accepter Gérer mes choix Les détails de l'accord doivent encore être rendus publics. Mais selon des documents consultés par RFI et des sources proches de la médiation, avant cette signature, le projet d'accord prévoyait une cessation des hostilités entre les deux armées : plus d'agressions, directes ou indirectes. Les différends doivent désormais être réglés par la voie diplomatique.

Il s'attaquait notamment à la question des groupes armés, les deux parties s'engageant à ne plus soutenir ni les Forces démocratiques de libération du Rwanda - les FDLR, un groupe armé créé par d'anciens responsables hutus du génocide des Tutsis au Rwanda - ni l'Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23-Mars (AFC/M23).

Au-delà des aspects sécuritaires, le projet de texte consacrait aussi un important volet économique. Il prévoyait en effet un cadre d'intégration régionale, des projets structurants dans l'énergie, les ressources naturelles et les infrastructures, intégrant les intérêts américains dans la région.

Pour rappel, cet accord signé ce vendredi s'inspire d'une Déclaration de principes approuvée en avril entre les deux pays. Selon le département d'État américain, il prévoit des dispositions sur « le respect de l'intégrité territoriale et l'arrêt des hostilités » dans l'est de la RDC après l'offensive menée par le M23.

Ce groupe armé, soutenu par le Rwanda selon l'ONU et différentes chancelleries occidentales, s'est emparé des villes de Goma et Bukavu, respectivement capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, au terme d'une offensive faisant des milliers de morts.

Le Qatar mène également une médiation entre Kinshasa et l'AFC/M23. Le Qatar avait reçu mi-mars à Doha le président rwandais Paul Kagame et celui de la RDC, Felix Tshisekedi.

L'est de la RDC, riche en ressources naturelles et frontalier du Rwanda, est en proie à des violences depuis plus de 30 ans.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.