Le chef de l'opposition camerounaise Maurice Kamto a été disqualifié de la course à la présidentielle du 12 octobre 2025, par Elecam, le Conseil électoral du Cameroun.
Ils étaient 83 Camerounais à déposer leurs candidatures à Elecam, pour participer au scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025. Mais après avoir statué, l'organe en charge des élections au Cameroun n'a retenu que 13 noms, et Maurice Kamto, candidat du Manidem, est le grand absent de cette joute à venir.
En effet, le chef de l'opposition camerounaise a été disqualifié par l'institution chargée d'organiser les élections au pays. D'après Elecam, la disqualification de Maurice Kamto intervient en raison de la candidature de Dieudonné Yebga, lui aussi se revendiquant du Manidem.
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Un complot contre Kamto ?
Cette disqualification de Kamto à la présidentielle prochaine est connue depuis samedi 26 juillet. Depuis lors, elle suscite de vives interrogations et spéculations. Dans l'opinion publique, d'aucuns semblent évoquer un complot orchestré pour écarter celui qui est perçu comme l'homme capable de battre le président sortant, Paul Biya.
L'idée d'un complot pourrait se justifier par un enregistrement audio qui circule sur les réseaux sociaux depuis plusieurs heures. D'après Rfi, dans cet audio non authentifié, on y écoute deux hommes, dont l'un se présentant comme Dieudonné Yebga.
« Celui-ci y confie notamment les motivations qui l'auraient poussé à déposer sa candidature aux côtés de celle de Maurice Kamto. Invoquant sa frustration personnelle à la suite des négociations qui ont conduit à désigner ce dernier comme candidat du Manidem, il accuse également Anicet Ekane, le président du parti à qui il conteste son leadership, d'avoir mené les discussions de façon opaque », lit-on chez nos confrères de la presse française.
En dépit des tensions qui prévalent au Cameroun suite au rejet du dossier Kamto, Anicet Ekane, le président du Manidem, opte pour une certaine sérénité. « Nous appelons tous les Camerounais au calme et à la retenue, car pour l'instant, il ne s'agit que d'un but hors-jeu. Ce tacle par derrière doit être sanctionné par le Conseil constitutionnel que nous allons saisir », a-t-il affirmé dans une récente interview accordée à Jeune Afrique.
L'absence de Maurice Kamto dans cette joute électorale pourrait profiter au clan du président sortant. Pour rappel, Kamto avait occupé la deuxième place derrière Paul Biya, lors de l'élection présidentielle de 2018 sous la bannière du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Cette année, le parti ne porte pas de candidature, car n'ayant pas d'élus au parlement et aux conseils locaux.
