Centrafrique: Qui seront les adversaires de Faustin-Archange Touadéra à la présidentielle ?

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le 17 septembre 2021 à Bangui.

Depuis que le chef de l'État sortant a fait acte de candidature à la présidentielle du 28 décembre, l'affiche du scrutin commence à se dessiner. Pour l'instant toutefois, elle se résume à un duel entre Faustin-Archange Touadéra et l'ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, seule autre personnalité politique centrafricaine à s'être officiellement lancé dans la course.

Qui va oser affronter Faustin-Archange Touadéra à la présidentielle du 28 décembre prochain en Centrafrique, scrutin que la plupart des adversaires du chef de l'État sortant anticipent déjà comme chaotique et inéquitable ? Alors que le président centrafricain est officiellement candidat à un nouveau mandat depuis qu'il a dit « oui » à ses partisans lors du congrès de son parti, le Mouvement coeurs unis (MCU), le week-end dernier à Bangui, l'affiche commence à prendre forme.

À ce jour cependant, seul l'ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, s'est officiellement lancé dans la course. Investi à la mi-mai par son parti, Unité républicaine (Unir), celui-ci continue de bâtir son réseau de militants et de se positionner en alternative, tout en évitant de viser trop directement le chef de l'État, bien qu'il entretienne des relations exécrables avec plusieurs membres de son entourage et que deux de ses frères aient été incarcérés...

Choix cornélien

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Du côté de la plateforme d'opposition BRDC, l'exigence est ici la même depuis des mois : l'organisation d'un dialogue politique direct avec le président Touadéra. Mais jusqu'à présent, cette demande est restée lettre morte, si bien que le BRDC dénonce la partialité de l'autorités nationale des élections et du conseil constitutionnel, ainsi que les conditions de candidature trop restrictives qui écartent plusieurs de ses leaders comme Anicet-Georges Dologuélé.

Candidat aux deux derniers scrutins, celui-ci organisera le congrès de son parti, l'Union pour le renouveau centrafricain (Urca), au mois de septembre. Résumant le choix cornélien des opposants entre une position de principe et la réalité politique du pays - « Nous sommes sous un régime illégitime, mais en même temps on ne peut pas laisser Touadéra à la tête du pays » -, Anicet-Georges Dologuélé compte sur la pression des partenaires qui financent les élections pour obtenir « des conditions correctes », avec un arbitre « ayant au moins l'apparence de l'impartialité ». Il avisera ensuite en fonction...

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