Cinquante-deux membres du Parti démocrate à la Chambre des représentants des États-Unis veulent plus de transparence et un meilleur contrôle parlementaire sur un futur accord sur les minerais critiques entre Washington et Kinshasa. Ils insistent sur le respect des droits humains, la protection de l'environnement et la transparence. Dans une lettre adressée à Donald Trump, ils lui demandent notamment d'éviter les conflits d'intérêts et l'opacité dans ce projet jugé stratégique pour les États-Unis.
Il s'agit de 52 élus démocrates, soit un peu plus de 12 % des 435 membres de la Chambre des représentants des États-Unis et environ un quart du caucus démocrate. Ils proviennent de plusieurs commissions et caucus thématiques liés au commerce, aux affaires étrangères, à l'environnement, aux droits humains et au travail. Parmi eux, deux noms comptent particulièrement : Linda Sánchez, du groupe démocrate chargé de surveiller le commerce extérieur, et Alexandria Ocasio-Cortez, figure connue du parti et responsable des questions liées aux ressources naturelles.
Conflit d'intérêts ?
Ces élus affirment que le Congrès n'a pas été consulté et qu'aucune information n'a été partagée sur le contenu des négociations. Ils évoquent également un possible conflit d'intérêts, citant nommément l'homme d'affaires texan Gentry Beach, proche de Donald Trump, qui ferait partie d'un consortium cherchant à obtenir les droits d'exploitation de la mine de coltan de Rubaya, au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Le 27 juin dernier, la Chambre avait adopté une résolution approuvant la mise en place d'accords sur les minerais critiques avec la RDC. Ce même texte encourageait également la traçabilité dans les chaînes d'approvisionnement.
À ce stade, les accords ne sont pas encore formellement signés. Mais des accords de principe existent déjà avec certaines sociétés, comme KoBold Metals.
Ces négociations font par ailleurs l'objet d'âpres batailles, impliquant aussi des lobbyistes ainsi que des pressions politiques venant de plusieurs parties : Kinshasa, opposition congolaise et intérêts étrangers.
