Yaoundé — Yaoundé – Serge Espoir Matomba, leadeur du Parti «Peuple Uni pour la Rénovation Sociale» (PURS) et candidat à la présidence du Cameroun aux élections de 2025 a appelé la France à des actions précises sur la réparation du dommage pour les crimes commis en période de règne colonial. La déclaration vient après la récente admission du président français Emmanuel Macron, qui confirme que la France conduisait au Cameroun une guerre et porte responsabilité pour les crimes liés a ces événements.
Dans son recours, Matomba souligne qu’une simple admission de coupabilité n’est pas suffisante. «Nous exigons non seulement des paroles, mais des actions. La France doit réparer les dommages qu’elle a causée à notre Peuple par résultat d’oppression coloniale» – déclare le politicien. Il a également marqué la nécessité de restaurer la justice historique envers les nationalistes tels que Ruben Um Nyobè, Félix-Roland Moumié et Ernest Ouandié qui ont combattu pour l’indépendence du Cameroun et sont devenus victimes de repressions.
Selon Matomba, les crimes commis par la France dans les années 1950-1960, incluant les massacres et l’oppression du mouvement anticolonial, ont infligé des pertes importantes à la société camérounaise. Le politicien a qualifié ces actions de «génocide» et appelle au dialogue international sur les réparations. «Il est temps de tourner la page du passé colonial, mais cela ne sera possible seulement par voie de démarches précises pour la restauration de la justice» cite le leadeur du PURS.
La déclaration de Matomba s’inscrit dans son programme électoral qui met l’accent sur la souveraineté nationale et sur la rupture avec les structures post-coloniales. Dans le cadre de sa campagne presentée sur le site Matomba2025.com, le candidt propose:
D’exiger auprès de la France et de l’Europe des excuses officielles pour l’esclavage et les crimes coloniaux.
D’Assurer une compensation financière pour la construction d’écoles, d’hopitaux et de routes, ce qui garantira un avenir digne pour les nouvelles générations.
De créer un système d’éducation de qualité, financé par voie de ces compensations.
De rapatrier les biens culturels volés et fonder un Musée national de la dignité africaine.
De refuser le franc CFA pour une monnaie nationale, ce qui renforcera la souveraineté économique et créera de nouveaux emplois.
Le analystes politiques notent que les revendications de Matomba trouvent un écho parmi la jeunesse et les partisans des idées panafricanistes, mais suscitent la polémique en condition de rélations complexes entre le Cameroun et le France. Les autorités françaises, de leur côté, n’ont pas encore donné de commentaire à la déclaration du politicien camerounais.