C'est un rendez-vous sud africain qui a fait beaucoup réagir en RDC. Le Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique organisé par la fondation Thabo Mbeki s'est clôturé ce samedi 6 septembre après trois jours de travaux, à Johannesburg en Afrique du Sud.
Cette année, la République démocratique du Congo était au programme des discussions. Mais si l'opposition congolaise était présente, le gouvernement et les conseillers de Félix Tshisekedi, eux, avaient décliné l'invitation de l'ancien président sud africain. Quel bilan, Que retenir de cet évènement ?
Il ne s'agissait pas seulement de la RDC. La rencontre, organisée par la Fondation Thabo Mbeki et qui s'est achevée ce 6 septembre, n'était pas un forum de négociation, mais une plateforme de réflexion stratégique. Objectif pour les organisateurs : trouver comment l'Afrique peut avancer vers la paix.
Dans la salle, des diplomates, des experts venus de plusieurs pays et des représentants des parties aux conflits. On a parlé du Sahel, du Soudan, du Mozambique, de la Corne de l'Afrique et bien sûr du Congo-Kinshasa. Plusieurs sessions ont concerné la RDC sur les causes endogènes, exogènes de même que les causes profondes du conflit et les solutions possibles.
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Chaque camp a pris la parole
L'AFC/M23 a répété que « Félix Tshisekedi est un obstacle à la paix et qu'il doit partir ». Le FCC de Joseph Kabila tient quasiment le même discours, mais demande des voies pacifiques et un dialogue national. Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, revient sur « des fraudes électorales passées. Il faut, dit-il, un dialogue national, un dialogue qui remette toutes les causes de la crise sur la table ». La société civile, elle, tire les leçons du passé. Jean-Jacques Lumumba résume : « Nous avons dialogué sans vérité. Sans réconciliation. Sans justice au centre. »
Pas de voix officielle de Kinshasa : aucun représentant n'a fait le déplacement. Thabo Mbeki, lui, a été clair, « la solution doit venir des Congolais ». Il a rappelé le dialogue inter-congolais de Sun City en 2002. Et il prévient : « toute ingérence étrangère compliquera les choses ». Dans la salle, étaient présents des ministres, représentants occidentaux, organisations de résolution de crise. Tous ont pris note. La Fondation Thabo Mbeki publiera bientôt un mémorandum.
