Cameroun: Brenda Biya et Calixthe Beyala appellent à voter contre Paul Biya - Un séisme politique

Brenda Biya, fille du président camerounais Paul Biya
18 Septembre 2025

Dans un coup de théâtre politique, Brenda Biya, fille du président camerounais Paul Biya, a publiquement appelé à ne pas voter pour son père lors de la présidentielle du 12 octobre 2025. Sur ses réseaux sociaux, notamment TikTok, elle accuse le chef de l'État d'avoir « fait beaucoup de mal au peuple camerounais » .

Cette prise de position sans précédent est soutenue par l'écrivaine engagée Calixthe Beyala, qui relaie ce message et exhorte les électeurs à se tourner vers l'opposition, specifically vers Issa Tchiroma, pour « assurer la victoire face au monstre » .

Le désaveu familial de Brenda Biya intervient dans un contexte électoral tendu, où Paul Biya, 92 ans, brigue un huitième mandat après 43 ans au pouvoir . Son régime est régulièrement critiqué pour son autoritarisme, la corruption endémique et la gestion de la crise anglophone . Les défections d'anciens alliés comme Issa Tchiroma, ex-ministre de la Communication, et Bello Bouba Maigari, ancien premier ministre, ont fragilisé le camp présidentiel . Tchiroma, candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), incarne désormais une alternative crédible pour une partie de l'électorat .

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Calixthe Beyala, figure intellectuelle respectée, amplifie ce message en dénonçant le « mépris du régime pour les libertés démocratiques » . Elle souligne que si l'opposition était libre de s'exprimer au Cameroun, ses leaders n'auraient pas besoin de mobiliser la diaspora . Son soutien à Tchiroma s'explique par sa volonté d'éviter une fragmentation de l'opposition, qu'elle juge « égoïste et égocentrique » . Pour Beyala, l'union des opposants est cruciale pour défaire Biya, d'autant que la disqualification controversée de Maurice Kamto par le Conseil constitutionnel a affaibli les chances de changement .

Cette dynamique pourrait influencer les indécis, notamment les jeunes confrontés au chômage et aux inégalités . Cependant, le système électoral, contrôlé par le parti au pouvoir, et la machine politique de Biya restent des obstacles majeurs . Le scrutin s'annonce comme un test décisif pour la démocratie camerounaise, entre continuité autoritaire et espoir de transition.

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