Le Département fiduciaire et inspection du Groupe de la Banque africaine de développement, en collaboration avec le secrétariat du Programme PEFA (Dépenses publiques et responsabilité financière) du Groupe de la Banque mondiale, a organisé une formation phare sur le cadre PEFA à l'intention des experts en gestion des finances publiques d'Afrique de l'Est.
Cet événement, qui s'est tenu du 16 au 18 septembre 2025, a réuni plus de 60 participants issus du Groupe de la Banque, de ses pays membres régionaux d'Afrique de l'Est et de représentants de la Banque mondiale. Il visait à doter les participants des compétences nécessaires pour appliquer le cadre PEFA, un outil mondialement reconnu qui permet d'évaluer de manière fiable l'efficacité des systèmes de gestion des finances publiques.
La gestion des finances publiques, ou GFP, désigne la manière dont les gouvernements planifient, collectent, allouent, dépensent et comptabilisent les fonds publics afin de fournir des services et de parvenir à une croissance durable, transparente et équitable.
La formation a fourni des conseils pratiques sur l'intégration des considérations climatiques et de genre dans la planification budgétaire, l'élaboration des politiques et le suivi des dépenses, afin d'améliorer l'impact et le caractère inclusif des dépenses publiques.
Ouvrant l'événement au nom d'Alex Mubiru, directeur général pour l'Afrique de l'Est du Groupe de la Banque, Bubacarr Sankareh, conseiller principal aux opérations, a mis l'accent sur le fait que la GFP est « une pierre angulaire du développement », essentielle à la réalisation de l'Agenda 2063, des ODD et de la vision de la Banque pour le développement du continent. Il a réitéré l'importance du renforcement des capacités à la lumière des défis en constante évolution et de l'accent accru mis sur l'utilité des programmes de développement.
Le secrétaire principal du Trésor national du Kenya, Chris Kiptoo, a souligné le rôle de la GFP dans l'établissement d'une relation de confiance avec les citoyens, notant que « les exigences en matière de bonne gouvernance, de responsabilité et de transparence sont énormes. Avoir des équipes qui comprennent le focus du PEFA dans la gestion des institutions de gestion des finances publiques de notre pays contribue à garantir que les fonds publics sont gérés correctement et que toutes les parties prenantes travaillent ensemble pour optimiser l'utilisation des ressources publiques. »
Legesse Eshetu, chef de la division de la Gestion financière pour les régions du Sud-est et le Nigeria du Groupe de la Banque, a souligné l'importance des approches fondées sur des données probantes pour la réforme des politiques de gestion des finances publiques, ainsi que le rôle central des outils de diagnostic dans l'élaboration d'interventions efficaces.
Srinivas Gurazada, chef du secrétariat PEFA, a souligné l'importance de la collaboration avec les partenaires au développement, les gouvernements nationaux et la société civile, entre autres. « La force du PEFA réside non seulement dans la robustesse de son cadre, mais aussi dans les partenariats qui sous-tendent son application », a-t-il déclaré.
Les participants ont exprimé leur satisfaction quant aux connaissances pratiques acquises pendant la formation. Margaret Kamau, chargée principale du Changement climatique et de la croissance verte à la Banque africaine de développement, l'a qualifiée de révélatrice et d'instructive, avec une mention particulière pour l'opportunité de collaborer avec des pairs d'autres pays et d'échanger des enseignements. « Ce que je retiens avant tout, c'est que l'évaluation PEFA est un outil de diagnostic, et non un remède. Elle doit être menée sur la base de l'état actuel du système de gestion des finances publiques, et non sur la base de ce que nous souhaitons qu'il soit », a-t-elle noté.
Linet Miriti, chargée en chef du Genre à la Banque africaine de développement, aurait aimé bénéficier de cette formation plus tôt. « Si j'avais suivi cette formation plus tôt, mon travail aurait été plus ciblé, plus efficace et plus rigoureux », a-t-elle déclaré.
« Lorsque vous maîtrisez la GFP, vous maîtrisez tout », a déclaré Yusuf Karo, du Trésor national du Kenya, qui a préconisé la tenue de sessions de formation pour le suivi tous les trimestres.
La formation s'est conclue par un engagement commun à continuer de tirer parti du cadre PEFA comme d'un catalyseur de réforme. En dotant les praticiens des outils adéquats et en favorisant la collaboration entre les institutions, le Groupe de la Banque africaine de développement et ses partenaires réaffirment leur engagement à veiller à ce que les ressources publiques africaines soient gérées de manière transparente et efficace, au service d'une croissance durable.