Calme précaire à Madagascar, ce dimanche 28 septembre, où aucun appel à manifester n'a été lancé pour cette journée. Néanmoins, de nombreuses villes malgaches portent encore les stigmates des violences des derniers jours. Beaucoup d'entreprises ont tout perdu et se pose désormais la question de l'approvisionnement en produits de première nécessité, après les pillages qui ont ciblé magasins et centres commerciaux.
La capitale Antananarivo s'est réveillée dans le calme, ce dimanche 28 septembre. Dans plusieurs quartiers, notamment à Ankadifotsy, des habitants ont veillé toute la nuit pour protéger leurs biens.
Après avoir connu affrontements et pillages, vendredi, les villes de Diego-Suarez, dans l'extrême-nord, et de Tamatave, sur la côte est, ont aussi retrouvé un calme précaire, depuis samedi. Néanmoins, la plupart des commerces et des banques restent fermés, tout comme de nombreuses stations essence, et l'inquiétude reste vive quant à la journée de demain, lundi, où de nouvelles mobilisations sont attendues, laissant craindre qu'elles soient débordées par des groupes de casseurs.
Alors que des magasins et centres commerciaux ont été saccagés, le groupement des professionnels de la grande-distribution a averti que les pillages et destructions compromettaient gravement l'approvisionnement en biens essentiels pour des millions de Malgaches, en plus de fragiliser le tissu des producteurs locaux. De nombreux professionnels ont aussi lancé des appels sur les réseaux sociaux pour tenter de récupérer leur matériel volé.
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