Afrique: Campagne « octobre rose » 2025 - Les cancers gynécologiques au centre de l'actualité

Octobre rose

La campagne Octobre rose s'ouvre ce jour, mercredi 1er octobre, dans le monde. Durant un mois, les acteurs vont porter la sensibilisation sur les cancers gynécologiques surtout celui du sein. Au Sénégal, la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) a déjà donné le ton dimanche dernier à Dakar avec une randonnée qui a mobilisé plus de 2mille personnes.

Le Sénégal fait face à̀ une montée inquiétante des maladies non transmissibles (MNT), qui représentent aujourd'hui un fardeau majeur pour la santé publique. Les résultats des dernières enquêtes de santé renseignent que les MTN sont toutes en hausse dans le pays. Parmi ces pathologies, les cancers occupent une place alarmante en raison de leur impact considérable sur la mortalité́ et des lourdes conséquences socio-économiques qu'ils entrainent. Selon le ministère de la Santé et de l'hygiène publique, la lutte contre ces maladies exige une réponse coordonnée à grande échelle pour atteindre la cible de l'ODD 3, qui vise à̀ réduire d'un tiers la mortalité́ prématurée liée aux MNT.

Et c'est dans ce cadre que s'inscrit la campagne Octobre rose déroulée dans le monde pour la lutte contre les cancers gynécologiques mais surtout du sein. « Le Ministère de la Santé et de l'hygiène publique, conscient de cet enjeu, a mis en place un Plan National de Lutte et de Contrôle contre les Cancers. En particulier, un accent a été́ mis sur le cancer du sein et celui du col de l'utérus, avec une politique de décentralisation et de déconcentration des services de dépistage et de détection précoce. Ces efforts se traduisent aujourd'hui par une amélioration significative de l'accès aux services à travers le renforcement des infrastructures et des capacités humaines », renseigne le ministre Dr Ibrahima Sy dans le document « Normes et protocoles de dépistage des lésions précancéreuses du col de l'utérus et de détection précoce du cancer du sein».

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En Afrique, si on estime à̀ 1 185 216 le nombre de nouveaux cas de cancers en 2022, avec 763 843 nouveaux cas (Globocan 2022), le Sénégal n'est pas épargné avec 11 841 nouveaux cas et 8 134 décès la même année. Parmi les cancers les plus fréquents dans le pays, le ministère de la Santé et de l'hygiène publique soutient que le cancer du col de l'utérus occupe la première place avec 2064 nouveaux cas et 1327 décès, suivi du cancer du sein avec 1838 nouveaux cas et 976 décès. « Toutefois, les données hospitalières, notamment celles de l'Institut Joliot-Curie et d'autres structures de santé, indiquent une prédominance du cancer du sein. L'incidence et la mortalité liées à ces cancers restent préoccupantes en raison du diagnostic tardif, de barrières socio-culturelles, de l'inaccessibilité financière et géographique, ainsi que de l'impact psychologique lié à la perte de la féminité» déclare le ministre Sy.

Concernant les déterminants de ces cancers, il a estimé que des études épidémiologiques montrent que l'infection par le papillomavirus humain (HPV) est le facteur de risque du cancer du col de l'utérus, en particulier les souches HPV 16 et 18. La faible couverture vaccinale contre le HPV au Sénégal, associé à un accès limité au dépistage frottis cervico-vaginal ou par tests HPV, contribue à̀ ce fardeau. Pour le cancer du sein, les facteurs de risque incluent des antécédents familiaux, les grossesses tardives, l'obésité́, ainsi que la consommation d'alcool. Au Sénégal, beaucoup d'associations s'activent dans la lutte contre les cancers dont la plus en vue reste la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) qui, en plus de prendre en charge les victimes, offre des kits de mammographie pour le dépistage durant tout le mois d'octobre.

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