Madagascar: «Rajoelina n'a pas compris le message» - Au pays, l'opposition se range derrière la Gen Z

Les quartiers d’Anosy, Behoririka, Antanimbarinandriana, Tsiazotafo, Mahamasina, Antaninandro ou encore d’Ankadifotsy ont été le théâtre de nouveaux affrontements.

À Madagascar, pas de manifestation prévue jeudi 2 octobre. Le mouvement Gen Z, à l'origine de la contestation, a appelé tard mercredi soir à un « retrait stratégique de 24 heures » à Antananarivo, la capitale, afin de « préserver la santé et l'énergie de chacun ». En revanche, les mobilisations se poursuivent en province, notamment à Tuléar, Majunga et Diego. Face à ces revendications de la Génération Z, mobilisée depuis le 25 septembre, l'opposition a pris la parole.

À Madagascar, la plateforme Firaisankina, longtemps resté dans le silence, a publié, mercredi 1er octobre, un communiqué signé par cinq représentants de partis politiques. Elle regroupe les principaux leaders de l'opposition, dont l'ex-président Marc Ravalomanana et le député Siteny, arrivé second à la dernière présidentielle face à Andry Rajoelina.

Dans ce texte, Firaisankina exprime « sa solidarité avec la jeunesse » et annonce qu'elle « ne participera pas au nouveau gouvernement » que le président Rajoelina compte mettre en place. Elle exige également la « démission du chef de l'État » et la « cessation immédiate des manoeuvres pour maintenir le régime actuel au pouvoir ».

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Joint par téléphone, le député Siteny a estimé que « le président Rajoelina n'a pas compris le message de la jeunesse ». « Tous clament son départ, et lui décide de nommer un nouveau Premier ministre. L'urgence absolue, aujourd'hui, ce n'est pas celle-là, poursuit-il, c'est de laisser la liberté d'expression au mouvement et que Rajoelina comprenne qu'il n'est plus la solution. Pas plus que je ne le suis », assure-t-il à RFI.

Les Églises appelées en médiation

Parallèlement, plusieurs organisations de la société civile ont appelé les Églises en renfort, afin qu'elles jouent un rôle de médiateur. Les leaders religieux sont sollicités pour conduire une concertation nationale susceptible de légitimer le mouvement citoyen et de refonder les institutions du pays.

Pour rappel, au lendemain de la première journée de manifestations et de pillages, vendredi 26 septembre, la Conférence épiscopale avait déjà tiré la sonnette d'alarme, estimant que « la nation malgache était profondément malade ».

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