Le 5 novembre 2024, l'Amérique se réveillait groggy suite à la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine. Dès lors, le nouvel élu a rejoint la Maison-Blanche, qu'il avait quittée quatre années plus tôt, après avoir perdu face à Joe Biden, promettant de poursuivre son oeuvre brusquement interrompue et de façon encore plus résolue.
Une année après, beaucoup d'eau a déjà coulé sous le Potomac pour celui qui a vite fait d'ouvrir plusieurs fronts, multipliant les ennemis comme il en a l'habitude : guerres commerciales contre le Canada, le Mexique ou la Chine, tentatives d'accord de paix au forceps en Ukraine, au Proche-Orient ou en République démocratique du Congo, avec des résultats pour le moins mitigés.
En Afrique, outre la RDC, il s'est aussi mêlé de la question du Sahara occidental, avec toutefois, il faut le reconnaître, une petite note de satisfaction pour l'actuel locataire de la Maison-Blanche qui, en 2020, avait reconnu la marocanité du Sahara occidental. En effet, la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies reconnaît désormais le plan d'autonomie proposé par Rabat pour cette bande de terre litigieuse comme nouvelle référence dans le règlement du conflit. Au grand dam de la Russie, de la Chine, du Pakistan et surtout de l'Algérie, qui a même refusé de participer au vote.
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Il n'empêche que le premier anniversaire garde un goût de soupe à la grimace, rendue encore plus aigre par la récente élection comme maire de New York de Zohran Mamdani, 37 ans, de ce fait le plus jeune maire depuis un siècle de « la ville qui ne dort jamais ». Ce n'est pas l'âge du nouvel élu qui horripile Trump et qui ternit quelque peu le reflet de la flamme de la bougie sur son gâteau d'anniversaire.
Il faut plutôt fouiller dans le pedigree de Mamdani. De famille indienne, il est né en Ouganda, est de bord socialiste et de confession... musulmane. Et pour ne rien arranger, son élection, un succès des Démocrates, est assurément une grande claque pour le propriétaire de la Trump Tower, foncièrement républicain, de surcroît dans une ville dont on disait qu'elle lui était acquise. En un mot comme en mille, le maire de la Grosse Pomme constitue un condensé de tout ce que le magnat de l'immobilier déteste, son sport favori restant d'ailleurs la chasse à courre des migrants.
