C'est parti, depuis le 21 décembre, pour la 35e coupe d'Afrique des nations de football, Maroc 2025, avec le match inaugural qui a vu le Maroc s'imposer par deux à zéro, face à une honorable équipe des Coelacanthes des Comores.
Les Lions de l'Atlas arrivent donc crinière au vent et délimitent déjà leur territoire dans la perspective de décrocher leur 2e graal du football africain, 50 ans après leur premier titre, obtenu en 1976. Il faut dire qu'ils ont des arguments à faire valoir. D'abord, il y a le terrain : en effet ils jouent à domicile, car accueillant la compétition. Ils ont des infrastructures sportives qui feraient pâlir de jalousie n'importe quel pays occidental, lesquelles installations subissent un test grandeur nature dans la perspective du mondial de 2030, dont le royaume chérifien est co-organisateur avec le Portugal et l'Espagne.
A cela s'ajoute une solide sélection qui, d'ailleurs, vient de remporter la coupe arabe, après avoir décroché une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Paris, en sus d'une place de demi-finaliste au mondial 2022 au Qatar. Le tout servi par un coach qui a pu bénéficier d'une certaine stabilité. En quatre ans, il a eu le temps de bâtir une formation compétitive.
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Pour autant, on aurait eu tort de penser que la coupe est déjà dans la tanière des Lions de l'Atlas. Puisqu'ils croiseront sur leur chemin des prétendants tout aussi aguerris que motivés et qui voudront mettre toutes les chances de leur côté pour le sacre final. Il s'agit, entre autres, de l'Égypte, qui a failli rater sa première sortie, du Sénégal, qui a dominé le Botswana (3-0), de la Côte d'Ivoire et même de l'Algérie ; en somme, tous les gros bras du ballon africain. Tous autant qu'ils sont savent que rien n'est jamais acquis. Et les Étalons dans tout ça ?
Les poulains de Brama Traoré entrent en lice en ce début d'après-midi face à la Guinée équatoriale. Cela fera la 4e fois que les nôtres croisent le fer avec le Nzalang National. Le onze national compte une victoire et 2 matches nuls. Au vu de ces stats, on aurait tort de penser que la partie est jouée d'avance. Il suffit de se rappeler le parcours de cet adversaire lors de la dernière CAN, où il avait cartonné la Côte d'Ivoire par 4 à 0 et où son parcours s'est arrêté en huitièmes de finale.
Mais notre équipe fanion a de quoi opposer à son adversaire du jour lors de sa 14e participation en phase finale de CAN. Après 3 demi-finales, une médaille de bronze et une finale, il ne nous reste plus qu'à gravir la plus haute marge du podium. En plus, nous avons aussi des garçons qui ont de longues années de carrière derrière eux et qui sont souvent des titulaires dans leur club.
Il s'agit, entre autres, de Bertrand Traoré, Issoufou Dayo, Hervé Koffi, Edmond Tapsoba et Dango Ouattara.Mais comme on le sait, en football comme ailleurs, la victoire appartient souvent à celui qui en a le plus envie le plus. Il faudra mettre du coeur à l'ouvrage, de la détermination à tous les niveaux. Être solide en défense pour éviter les erreurs qui tuent, infatigable au milieu du terrain et précis dans le dernier geste en attaque pour ne pas avoir de gros regrets.
Pour tout dire, les Etalons doivent entrer dans la compétition de la bonne patte, pour faire le plein de confiance et aborder le prochain match contre notre vieux rival algérien avec beaucoup de panache et de sérénité, sans stresser et avec beaucoup de confiance. Nos VDP du ballon, le capitaine Bertrand Traoré en tête, doivent impérativement gagner cette partie pour se donner toutes les chances dans ce groupe. Sauf tremblement de terre de sportif, on devrait faire partie des deux qualifiés pour le tour suivant. Le sélectionneur national lui-même a dit avant cette rencontre que tout autre résultat final sans le trophée serait un échec. En attendant, il faut aller pas à pas.
Les rencontres de ce mercredi 24 décembre
Burkina Faso # Guinée équatoriale à 12h30
Algérie # Soudan à 15h00
Côte d'Ivoire # Mozambique à 17h30
Cameroun # Gabon à 20h00
