Centrafrique: La campagne électorale au coeur des célébrations de Noël

Un officier de police manipule un fusil dans un centre de désarmement près de Bangui, la capitale de la République centrafricaine.

Les célébrations de Noël aux quatre coins du monde sont l'occasion de passer du temps en famille ou avec des proches, mais aussi de parler politique, même si ça peut donner lieu à de longues palabres. Alors quand votre pays est à quelques jours d'un quadruple scrutin historique, comme la Centrafrique, le contexte électoral avant les votes du 28 décembre est dans beaucoup d'esprits. François Mazet s'est rendu ce 24 décembre à la cathédrale de Bangui où les croyants mobilisés pour la messe de minuit souhaitaient voir les acteurs politiques se conformer aux préceptes pacifistes de cette célébration.

Á Bangui, la capitale de la Centrafrique, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame tout juste centenaire, Tony, consultant juridique, s'inquiète des dernières nouvelles de la campagne avant les élections du 28 décembre. Il espère que chacun exprimera un vote de conviction pour faire avancer le pays. « Ma prière est que tout se passe dans l'ordre. Il faudrait qu'il y ait un message de paix, d'éclaircissement, parce que les gens votent souvent par affinité. Parce que j'ai reçu un t-shirt, j'ai reçu un pagne et donc, à mon avis, il faudrait que nous ayons les yeux ouverts à travers nos pères de l'Église ».

Comptable dans une ONG, Wilfranc est venu avec sa fille. Il demande aux acteurs politiques de se comporter de manière responsable. « On souhaite à tout bon Centrafricain que ça se passe dans la dignité. Il y avait des soucis dans la préparation de ces élections. Les responsables politiques, c'est très important qu'ils s'entendent pour faire la paix. C'est très important ».

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au cour de l'office, le cardinal Dieudonné Nzapalainga ne s'est pas appesanti sur le contexte, mais il a délivré un message limpide. « Prenons conscience de notre fragilité humaine. Nous sommes à l'approche électorale. Bannissons de notre langage la division, l'exclusion, la violence et la haine ».

Il y a un mois, la conférence épiscopale avait publié une lettre pour souligner le caractère historique de ces élections, une opportunité de mettre le pays « sur les rails du développement ». Les évêques avaient dénoncé « l'ethnocentrisme exclusif, le népotisme, la corruption, la gabegie financière et le détournement des fonds et des deniers publics ».

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