Afrique: Après l'assaut américain au Venezuela, les réactions se multiplient sur le continent

Nicola Maduro, Président du Vénézuéla

Les réactions sont nombreuses depuis cette opération militaire américaine qui a conduit aux frappes sur Caracas et à l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dit que c'est un dangereux précédent et que le droit international n'a pas été respecté. L'Union européenne (UE) a appelé au respect du droit international et rappelle son attachement à une transition démocratique et pacifique au Venezuela. En Afrique aussi, de nombreuses voix se sont fait entendre.

Il y a d'abord la réaction de l'Union africaine (UA). L'organisation a bien pesé ses mots. Pas de condamnation directe de l'action militaire des États-Unis au Venezuela, mais un rappel clair des principes. L'Union africaine réaffirme son attachement au droit international, au respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Elle insiste aussi sur l'importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et appelle l'ensemble des parties à la retenue.

Fermeté sud-africaine

Au niveau des États africains, l'Afrique du Sud est beaucoup plus ferme. Pretoria parle d'une violation manifeste de la Charte de l'ONU. Elle rappelle que le droit international n'autorise pas d'intervention militaire extérieure dans les affaires internes d'un État souverain. L'Afrique du Sud appelle le Conseil de sécurité à se réunir d'urgence au côté de Caracas.

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De son côté, le chef de la diplomatie vénézuélienne, Ivan Gilles, affirme avoir multiplié les échanges avec les dirigeants africains. Il évoque des messages de solidarité venus notamment de la Namibie, du Burkina Faso et du Liberia, dont la ministre des Affaires étrangères assure que son pays, membre non permanent du Conseil de sécurité, demandera des mesures et une condamnation des attaques du 3 janvier.

Rejet des ingérences étrangères

Caracas dit également avoir échangé avec les chefs de la diplomatie du Tchad, de l'Angola, du Niger et de la Gambie. Tous, selon le Venezuela, attachés au respect de la Charte des Nations unies et au rejet de toute ingérence étrangère.

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