Au Bénin, la campagne s'achève vendredi pour les élections législatives et locales de dimanche. Les électeurs vont notamment choisir leurs prochains députés pour un mandat de sept ans. Les partis en lice sont sur le terrain. 3 pour les locales, 5 pour les législatives. À l'université de Parakou, les jeunes sont partagés entre attentes pour leur avenir, indifférence et découragement.
Première préoccupation des étudiants, sur le campus de l'université : « Le travail », lance directement l'un d'entre eux, tandi qu'un autre abonde : « Créer de l'emploi, donner de la valeur aux emplois des jeunes »
« Finir l'université pour trouver un emploi et nous retrouver au coeur des instances de décisions », affirme pour sa part David Djigbe qui préside l'union des étudiants de l'université de Parakou. Pour lui, il est crucial de choisir ses futurs représentants : « Les autorités sont élues pour sept ans. On attache beaucoup de prix à ces élections-là parce qu'ils doivent décider et légiférer durant sept ans à notre place. C'est très important pour nous de pouvoir sortir pour aller voter. »
« Ça ne m'intéresse pas du tout »
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Mais il reconnait que le scrutin ne captive pas tout le monde. Cette jeune étudiante en gestion n'était pas au courant des élections de dimanche : « Je viens de l'apprendre. Les politiques au Bénin font ce qu'ils veulent, moi ça ne m'intéresse pas du tout. »
Quant à ce diplômé en ressources humaines, qui vit de petits jobs, il se dit plus ou moins intéressé par un scrutin qui n'est pas « comme avant » : « En temps normal, on doit avoir cinq partis qui participent aux élections, mais aux communales, il y a des partis qui ne vont pas pouvoir participer. Maintenant aux législatives où tout le monde est présent, il y a un peu une confusion. Et est-ce que ça ne va pas agir sur la population qui doit voter. »
Le taux de participation sera l'un des enjeux du double scrutin dimanche.