Le nouveau gouvernement burkinabè, rendu public ce 12 janvier 2026, se caractérise par une réduction du nombre de portefeuilles ministériels, passant de 24 à 22 départements. Ce réaménagement s'inscrit dans une volonté affichée de rationalisation de l'action gouvernementale, avec à la clé des fusions de ministères, des départs et de nouvelles entrées au sein de l'Exécutif.
La principale innovation réside dans la fusion du ministère des Infrastructures et du Désenclavement avec celui de l'Habitat et de l'Urbanisme, donnant naissance au ministère de la Construction de la Patrie. Cette restructuration entraîne le départ de Luc Adama Sorgho, jusque-là ministre des Infrastructures, tandis que Mikailou Sidibé voit son portefeuille élargi.
Une autre fusion concerne le ministère de l'Agriculture, des Ressources animales et halieutiques et celui de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement, désormais regroupés sous l'appellation ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques. Cette configuration consacre le départ de Roger Baro et l'élargissement des attributions du commandant Ismaël Sombié.
Par ailleurs, deux autres membres du gouvernement quittent leurs fonctions. Il s'agit de Roland Somda, aux Sports, et de Boubakar Savadogo, remplacés respectivement par Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara et Moumouni Zoungrana.
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Le gouvernement Rimtalba Ouédraogo II se distingue également par un changement de dénomination de plusieurs ministères, traduisant une nouvelle orientation politique et symbolique. Ce remaniement intervient près d'un an après l'arrivée aux affaires du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
