Au lendemain de l'annonce du retour officiel du gouvernement soudanais à Khartoum, une réunion s'est tenue lundi 12 janvier entre le président du conseil souverain et chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan et le premier ministre Kamel Idris. La discussion s'est concentrée sur le plan de reconstruction de la capitale détruite par la guerre qui oppose militaires et paramilitaires depuis avril 2023. Rétablir les infrastructures est le plus urgent pour permettre aux déplacés soudanais d'intégrer la capitale qui recommence à vivre lentement. Si le discours officiel laisse entendre que tout est rentré dans l'ordre, des grands défis attendent le gouvernement.
Selon le communiqué du Conseil souverain, ce sont les « applications pratiques » du plan de reconstruction qui ont été discutées ce lundi 12 janvier dans la capitale du Soudan. Il s'agit de rétablir les infrastructures essentielles, étape cruciale pour un retour à la vie à Khartoum. La ville a été nettoyée des restes de la guerre : les obus non explosés, les carcasses de voitures calcinés, les rues bloquées par les bâtiments effondrés.
Toujours selon le communiqué, plusieurs institutions ont été rénovées comme le palais présidentiel, ou l'université de Khartoum qui a réouvert ses portes. Un comité recense actuellement les écoles atteintes afin de procéder à leur reconstruction. Mais ce retour du gouvernement dans la capitale fédérale envoie aussi plusieurs messages politiques.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Le pouvoir voudrait ainsi affirmer le rétablissement de la souveraineté nationale, de la capacité de l'État à prendre des décisions et d'assurer la sécurité de ses citoyens dont la majorité ne sont pas encore revenus à Khartoum. Mais il faut aussi et d'une manière urgente gérer une économie agonisante et des infrastructures presque inexistantes.
Pour assurer la sécurité qui s'est beaucoup dégradée à Khartoum depuis le début de la guerre, un réseau de caméras de surveillance est en train d'être installé ainsi que des points de contrôle fixes de la police.
Au moment où l'armée affirme préparer une grande offensive au Kordofan, à l'ouest du pays, le premier ministre annonce le début d'une nouvelle période de stabilité dans la capitale. « 2026 sera l'année de la paix et de la victoire », a-t-il affirmé.
