Afrique: Le Sénégal vainqueur de la CAN 2025 - Les Lions de la Teranga rois d'Afrique

Gueye, l'étourdisseur des prolongations, offre au Sénégal le titre de la CAN TotalEnergies

La finale de la 35e édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) a livré son verdict le dimanche 18 janvier 2026. Au terme d'une rencontre âprement disputée et marquée par la controverse dans les dernières minutes, le Sénégal a arraché la victoire en prolongation face au pays hôte, le Maroc, grâce à une réalisation de Pape Gueye, s'adjugeant ainsi la Dame Coupe.

Depuis le mercredi 14 janvier 2026,on savait qu'il y aurait forcément un Lion sur le toit de l'Afrique mais lequel ? Après avoir défait en demi-finales les Pharaons d'Égypte (1-0) et les Super Eagles du Nigéria (aux tirs au but), les Lions de la Téranga et ceux de l'Atlas, s'affrontaient en effet hier dimanche en finale de la 35è Coupe d'Afrique des Nations de football qui se jouait au Maroc depuis le 21 décembre 2025.

À n'en pas douter, les deux équipes qui occupent les deux premières places africaines du classement FIFA étaient les plus méritantes et les plus constantes du tournoi . Collectivement et individuellement mieux armées que leurs adversaires pour aller au bout ,elles n'ont donc pas volé leurs tickets pour l'ultime rencontre et avaient toutes les deux à coeur de décrocher le prestigieux trophée pour la deuxième fois. Le Sénégal après son premier sacre en 2019 et le pays-hôte depuis 1976,soit un demi-siècle. L'un, qui jouait sa troisième finale en quatre éditions, fait preuve d'une remarquable régularité ces dernières années ; l'autre, qui évoluait à domicile, avait l'avantage de pouvoir compter sur le douzième joueur.

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Autant dire que l'enjeu était de taille mais contrairement à ce qu'on pouvait craindre en pareille situation, il n'aura pas tué le jeu.

Les dizaines de milliers de spectateurs du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat et les millions de téléspectateurs ont ainsi eu droit à une féroce bataille de fauves, une belle partie entre deux sélections certes joueuses mais assez prudentes et calculatrices pour ne pas trop s'exposer.

Finalement, au bout du temps réglementaire âprement disputé et marqué par la controverse dans les dernières minutes, cette partie très tactique entre les coaches Pape Thiaw et Walid Regragui a tourné en faveur des Lions de la Téranga qui apposent donc une seconde étoile sur leur maillot. Tout semblait réuni pour assister à une finale de très haut niveau entre deux géants du football africain. Le Sénégal et le Maroc ont d'ailleurs tenu leurs promesses, livrant une prestation intense et engagée durant la première période, puis jusqu'au terme du temps réglementaire. Mais l'arbitrage, véritable tache noire de la compétition, a une nouvelle fois étalé ses failles.

En effet, l'arbitre congolais Jean-Jacques Ndala a manqué de discernement en annulant le but d'Ismaïla Sarr à la suite d'une action litigieuse impliquant Achraf Hakimi. Autre fait marquant de cette fin de temps réglementaire (90+9'), le Maroc a obtenu un penalty après recours à la VAR pour une faute présumée sur Brahim Díaz. La décision a provoqué une brève interruption de la rencontre, les joueurs sénégalais manifestant leur désaccord. Mais Díaz, en tentant une panenka, a vu sa frappe facilement captée par le gardien Édouard Mendy.

A la reprise, Pape Gueye a inscrit l'unique but de la rencontre dès la 94e minute, d'une frappe puissante en pleine lucarne, au début de la première période des prolongations. Au terme des deux fois quinze minutes, le Sénégal s'impose par la plus petite des marges et soulève le trophée continental.En l'absence de Khalidou Koulibaly,le capitaine Sadio Mané ne pouvait rêver meilleur adieu à la CAN, lui avait annoncé que ce serait sa dernière.

On ne le dira jamais assez, pour reprendre une célèbre réclame burkinabé, on n'est jamais leader par hasard et cette consécration est le fruit d'un travail sur le long terme, qu'il s'agisse de la formation (à la base), des infrastructures ou de la stabilité de l'encadrement technique qui n'est pas remercié dès la première contre-performance.

C'est aussi la preuve, après Emerse Faé l'édition précédente et, avant lui, bien d'autres comme Stéphane Keshi, Aliou Cissé, Djamel Belmadi...que le continent dispose aujourd'hui d'entraîneurs techniquement au point, de sorte que le salut de nos sélections ne repose plus forcément sur les "sorciers blancs" du ballon rond qui régnaient presque sans partage sur les pelouses africaines.

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