Luanda — Des délégations de plusieurs pays du monde, dont l'Angola, sont attendues cette semaine à Dubaï, aux Émirats arabes unis, pour le Sommet mondial des gouvernements, qui célèbre cette année sa 13e édition.
« Façonner les gouvernements de demain » est le thème de cet événement qui se tiendra du 3 au 5 février. Son programme est axé sur les grandes mutations mondiales et l'évolution rapide de secteurs clés.
Selon les organisateurs, ce sommet vise à proposer une vision d'avenir qui aborde les principaux défis et opportunités et définit le rôle des gouvernements dans la mise en place des fondements du développement communautaire à l'échelle mondiale.
Plus de 150 gouvernements seront représentés à différents niveaux, notamment 45 chefs d'État et de gouvernement et plus de 500 ministres, ainsi que des chefs d'entreprise, des penseurs, des décideurs et divers experts, pour un total de près de 6 250 participants.
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Des centaines de dirigeants de grandes multinationales, des lauréats de prestigieux prix scientifiques internationaux, dont le prix Nobel, des représentants d'organisations internationales et d'institutions universitaires mondiales figurent parmi les participants confirmés.
L'objectif principal de cette réunion est de formuler des stratégies et des visions communes pour renforcer la gouvernance mondiale et la coopération internationale, grâce à des discussions et des tables rondes visant à identifier des solutions réalistes et efficaces aux défis mondiaux croissants.
Ces sessions ont pour but d'analyser la situation mondiale actuelle et de développer des perspectives permettant aux gouvernements d'assumer pleinement leur nouveau rôle de garants de la prospérité et du progrès dans un monde en mutation rapide.
Les cinq thèmes principaux à l'ordre du jour sont : La gouvernance mondiale et le leadership efficace ; Le bien-être social et le renforcement des capacités ; La prospérité économique et les investissements stratégiques ; L'avenir des villes et l'évolution démographique ; et Les réalités futures et les nouvelles frontières.
La première journée du Sommet sera consacrée à plusieurs forums, notamment sur les jeunes scientifiques, l'intelligence artificielle, l'échange d'expériences gouvernementales et le nouvel Équateur.
D'autres sessions clés aborderont l'avenir des communications, l'économie de l'expérience, l'avenir de l'Amérique latine et l'avenir des investissements en Afrique, entre autres sujets.
Le deuxième jour sera consacré au Forum mondial sur la réglementation gouvernementale et la justice, au Forum sur la géotechnologie et les politiques publiques, au Forum arabe sur l'administration publique, au Forum sur l'avenir de l'économie et au Forum sur les services publics.
L'ordre du jour de cette deuxième journée comprend également des forums sur la mobilité, les nouvelles routes de la soie, le dialogue mondial, l'impact du développement durable, l'avenir de l'éducation et le Programme des dirigeants de l'aviation civile.
Ce même jour, des réunions et des tables rondes seront organisées pour traiter de l'avenir des sciences politiques et comportementales, de l'avenir du contrôle fiscal, des systèmes commerciaux multilatéraux, ainsi que d'un dialogue bilatéral entre l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Union européenne (UE).
La troisième et dernière journée est consacrée à des réunions et des tables rondes sur l'avenir de l'économie numérique, l'avenir des jeux vidéo, la formation des gouvernements de demain et l'avenir des ressources humaines gouvernementales à l'ère de l'intelligence artificielle (IA), entre autres.
Participation record
Selon Mohammad Al Gergawi, président du comité d'organisation du Sommet, cette édition bénéficiera d'une participation record de dirigeants mondiaux, témoignant de l'importance de cet événement en tant que plateforme d'excellence pour façonner l'avenir et renforcer la proactivité et la capacité de préparation des gouvernements.
Pour M. Al Gergawi, le monde assiste à une restructuration profonde des systèmes traditionnels, un changement qui va bien au-delà des transformations passagères.
Dans ce nouveau contexte, explique-t-il, les gouvernements ne peuvent plus se permettre d'être réactifs ; ils doivent être davantage capables d'anticiper et d'agir, au lieu d'attendre.
Les crises mondiales continuent de mettre à l'épreuve la résilience de la coopération internationale, et il est désormais « urgent de créer des forums inclusifs qui nous rapprochent », a-t-il affirmé.
Pour Al Gergawi, cette réalité souligne l'importance du Sommet mondial des gouvernements en tant que plateforme mondiale fédératrice qui favorise les liens, les actions communes et l'intelligence collective, permettant aux gouvernements de forger les visions novatrices nécessaires à une stabilité et une prospérité durables.
Outre les chefs d'État et de gouvernement, la liste des intervenants attendus comprend des personnalités telles que le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), le directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop, le secrétaire général de la Ligue arabe (LA), Ahmed Aboul Gheit, le prix Nobel de physique (2011) et la présidente de la Nouvelle Banque de développement, Dilma Rousseff.
Tout au long de l'événement, des prix seront décernés au meilleur ministre, au gouvernement le plus réformateur, aux meilleures pratiques en matière de développement durable et au Prix mondial de l'enseignement.
Le Sommet mondial des gouvernements est un événement annuel qui se tient à Dubaï depuis 2013.