Luanda — Le Chef de l'État de la RDC, Félix Tshisekedi, a exprimé, ce samedi 31 janvier, sa gratitude à son homologue angolais et président par de l'Union africaine, João Lourenço, « pour ses bons offices, son sens de l'équilibre et son engagement indéfectible en faveur de la paix dans la région ».
M. Tshisekedi s'exprimait à l'occasion de la présentation des voeux au corps diplomatique accrédité en République Démocratique du Congo, à Kinshasa. L'Angola, et notamment son chef d'État, a joué un rôle de médiateur dans le conflit armé entre la RDC et le Rwanda, et a également présidé pendant longtemps la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). L'engagement et la contribution de l'Angola au processus de paix en RDC ont abouti à la signature de l'accord de paix avec le Rwanda à Washington, le 4 décembre 2025.
Dans son discours, Félix Tshisekedi a déclaré que le dialogue inter-congolais, souhaité par la société pour mettre fin au conflit, aurait lieu, mais sans porter atteinte aux institutions nationales. L'homme d'État a déclaré que ces pourparlers se tiendraient sur le territoire congolais, sans toutefois préciser de date.
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Le Président Tshisekedi a clarifié que les institutions de la République seraient chargées de conduire ces discussions sur les causes de la crise sécuritaire dans l'est du pays, conformément à la Constitution, aux lois et aux principes démocratiques qui sous-tendent le pacte national.
Le dirigeant congolais a cependant souligné que « ce dialogue interne, aussi nécessaire soit-il, ne saurait se substituer aux obligations internationales. Il ne peut être invoqué pour minimiser un acte d'agression ni pour diluer les responsabilités établies. » Il a ajouté que la justice suivrait son cours normal, avec rigueur, jusqu'au bout et sans clémence, afin d'honorer la mémoire des victimes injustes de cette attaque.
Tshisekedi a réaffirmé l'engagement de la RDC à instaurer une paix véritable, tout en précisant que cette paix exige des actions concrètes et vérifiables, telles que la cessation immédiate de tout soutien aux groupes armés, le retrait des forces étrangères du territoire national et la fin des zones grises.
Il a plaidé pour le strict respect des mécanismes régionaux et internationaux et pour le rétablissement effectif de l'autorité de l'État congolais sur l'ensemble du territoire de la RDC. Par ailleurs, le Président de la République s'est montré favorable à l'organisation d'un « dialogue entre Congolais : un dialogue apaisé, inclusif, résolument républicain, destiné à consolider la cohésion nationale, sans jamais remettre en cause les institutions issues du suffrage universel ».
Il a fait observé que l'année 2026 constitue un moment décisif autour de quatre priorités: la sécurisation durable de l'Est et la restauration de l'autorité de l'État, l'accélération de la gouvernance, la transformation de l'économie et la consolidation de l'unité nationale.