Le cyclone tropical intense Gezani a causé d'importantes pertes humaines et de lourds dégâts matériels dans l'Est. Selon un bilan provisoire arrêté au 11 février 2026, trente et une personnes ont perdu la vie.
Meurtrier.
Le cyclone tropical intense Gezani a endeuillé de nombreuses familles dans la région Atsinanana. Selon le bilan provisoire établi par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le 11 février 2026 à 16 h 30, trente et une personnes ont perdu la vie. Le district de Toamasina, point d'entrée du cyclone, enregistre à lui seul vingt-neuf décès, tandis que deux morts sont recensés à Ambatondrazaka. Plusieurs enfants figurent parmi les victimes. Certaines personnes ont péri, ensevelies sous les débris de maisons ou de clôtures qui se sont effondrées sous la violence des vents. Parmi elles, un enfant de trois ans, inhumé dès le lendemain, faute de logement permettant à sa famille d'organiser une veillée funèbre.
Par ailleurs, onze corps sans vie ont été découverts dans un conteneur, dans un quartier suburbain de Toamasina. « Ils ont cherché refuge dans ce conteneur après la destruction de leurs cases d'habitation. Malheureusement, ils y ont trouvé la mort. Le conteneur a été emporté par les crues », explique une source auprès de la Gendarmerie. Leurs corps ont été retrouvés progressivement, hier.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Quatre personnes sont toujours portées disparues, suscitant une vive inquiétude parmi les familles et les autorités locales. Le cyclone a également fait trente-six blessés, pris en charge par les structures sanitaires, dont certaines ont elles-mêmes subi des dégâts.
Urgence
Les conséquences sociales sont tout aussi alarmantes. Le nombre de sinistrés s'élève à 250 406 personnes, soit 68 406 ménages, après la destruction ou l'endommagement de leurs habitations. Près de 11 000 cases ont été inondées, plus de 54 000 ont été détruites ou endommagées, tandis que plusieurs infrastructures publiques, dont 500 salles de classe, des bureaux administratifs et des hôpitaux, ont subi d'importants dégâts.
En outre, 6 800 personnes, correspondant à 1 700 ménages, ont été déplacées. Dans certaines localités, en particulier dans les districts côtiers comme Toamasina II, les premières estimations font état d'un taux de destruction évalué entre 80 % et 90 %. Les opérations d'évaluation se poursuivent afin de préciser le bilan, les données continuant d'être collectées dans l'ensemble des zones affectées.
Face à l'ampleur de la catastrophe, les autorités, avec l'appui du BNGRC et des partenaires humanitaires, ont déclenché les mécanismes d'urgence. Les opérations de secours et d'assistance se poursuivent, avec pour priorités la recherche des personnes disparues, le dégagement des axes routiers obstrués par des arbres, la prise en charge médicale des blessés ainsi que la distribution de vivres, d'eau potable et d'abris provisoires.
Ce bilan demeure provisoire et pourrait évoluer dans les prochains jours, à mesure que l'accès aux zones enclavées s'améliore et que les équipes parviennent à évaluer l'ensemble des dégâts causés par le cyclone tropical intense Gezani. « J'ai connu les cyclones Honorine et Geralda, mais de mémoire, Gezani a été particulièrement destructeur », témoigne le chef de corps des sapeurs-pompiers de Toamasina, le colonel Charles Désiré.
